[…] Le « Tweetomane » avéré, le président des Etats-Unis sature l’espace de l’information plus que n’importe lequel de ses prédécesseurs. Mais sa trace politique, elle, est à peine visible, et sa trace économique, infime. […]

 Ça a été une révolution, en fait : en France, le terrorisme a débloqué des paroles, qui étaient déjà prêtes à éclore, mais avec une violence qu’on n’imaginait pas. Et puis la crise financière internationale commencée en 2008 s’est amplifiée, a précipité des instabilités dans tous les pays d’Europe, a démonté la Grèce, la crise des émigrés a été fondamentale, il y a eu tous ces morts, on a vu apparaître des camps et on s’est habitués à tout ça.

Il y a bientôt des élections au Portugal, il ne faudrait surtout pas que ce pays glisse a gauche du côté de ceux qui veulent changer le traité européen, le FMI veille, grosses entreprises et fortunés, actionnaires, n’ayez pas trop d’inquiétudes, il fera TOUT pour ne pas renouveler l’affaire grecque.

Humour très noir ! MC

Depuis la victoire de Syriza en Grèce le 25 janvier, et a fortiori à travers la dernière séquence politique des négociations dans la zone euro, a mis en lumière la violence avec laquelle les dirigeants de l’Eurogroupe, Merkel en tête, au service de la finance, s’appuyant sur l’extrême droite et bénéficiant du silence complice des autres, a piétiner la démocratie et punir un peuple, qui a osé dire non à l’austérité.

Un audit demandé par la présidente du Parlement grec tend à prouver que la dette du pays repose sur des bases illégales. Pourquoi les Grecs devraient-ils rembourser ces créances illégitimes et pourquoi Tsipras s’est-il montré si discret ?

Nous transmettons ces infos ce que trop de médias négligent « volontairement ». « Lorsque l’ont veut tuer son chien ont dit qu’il a la rage » MC

Interventions d’Alexis Tsipras devant le Parlement européen le 8 juillet 2015 

Quelques jours avant le référendum, un conseiller important du gouvernement grec, au cœur des négociations avec Bruxelles, a reçu Mediapart. Il raconte les cinq mois du gouvernement de Syriza, les discussions avec les Européens, la situation catastrophique de la Grèce. Il détaille surtout la stratégie d’étouffement mise en place méthodiquement par l’Eurogroupe et l’asphyxie financière qui a détruit l’économie grecque.    (…)

(…). [D’abord, effaçons quelques] scies préférées : « les contribuables européens ne veulent pas payer pour les fonctionnaires grecs » ; « et si la Grèce fait défaut, ce sont les retraités slovaques et allemands qui paieront pour eux » — soit le bon sens à front de bœuf.

Au fur et à mesure qu’elle se transforme en tragédie, la crise grecque suscite un profond malaise au sein de la gauche en France. La prise de position la plus surprenante est sans doute venue de Dominique Strauss-Kahn. Dans un court texte publié sur Twitter intitulé « Apprendre de ses erreurs », l’ancien directeur général du FMI a tenu un discours sévère sur son ancienne maison qu’il voit « répéter les mêmes erreurs » qu’en 2011.

Vu d’Allemagne : Il est urgent que la chancelière trouve une alternative à sa politique anti-crise. Ces cinq derniers jours ont révélé de manière plus éclatante que jamais toute l’étendue du fiasco de la politique anti-crise d’ Angela Merkel. La cure d’ austérité prescrite par la chancelière s’ est soldée par une déflation dans la zone euro et par une récession chronique dans le sud de l’Europe.

On savait que l’expérience Syriza serait une leçon de choses en politique, la mise à nu, toutes technicités juridico-financières envolées, des ressorts fondamentaux de la puissance et de la souveraineté. De ses confiscations dans des institutions aussi. Nous y sommes – et encore plus vite que prévu.

La Banque Centrale Européenne menace d’étouffer l’État grec. Elle n’a que faire du choix des électeurs et entend imposer la terrible loi d’une austérité – menée au grand bonheur des financiers des banques privées et commandité par A. Merkel et sa politique économique expansionniste.- MC

Renégociation de la dette et du plan d’austérité avec les créanciers de la Grèce, arrêt des privatisations – dont celle, emblématique, du port du Pirée –, hausse du salaire minimum, etc. Les priorités du nouveau gouvernement d’Alexis Tsipras présentées le 28 janvier, lors du premier Conseil des ministres, n’ont pas dérogé à la ligne défendue jusque-là par le leader de Syriza : une politique anti-austérité.

Les difficultés commencent pour le gouvernement d’Alexis Tsipras. Le nouveau Premier ministre grec souhaite entamer des discussions avec ses partenaires créanciers pour résoudre le problème de la dette publique grecque. Faut-il l’effacer, la renégocier, la rééchelonner ? Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a déclaré lundi qu’une réduction de la dette grecque ne figurait pas dans son agenda alors que Syriza veut sortir du carcan de la dette.