Attac a mené une action symbolique à Paris, dans la station de métro Bercy, à l’attention du ministère de l’Economie et des finances. Les militant·e·s ont recouvert des panneaux de publicité par des affiches du « gang des profiteurs », Arnault, Bettencourt, Drahi, Pinault en demandant « Qui doit payer la crise ? ».

 […] Pourquoi le pouvoir macronien s’est-il exposé si fortement dans une opération qui ne peut qu’aboutir à une casse sociale et industrielle dans les deux groupes ?

La suppression de l’École nationale d’administration, ou du moins sa réforme, devrait, en principe, changer le visage de la France. Sommée de se réformer afin d’être davantage en phase avec la société, l’ENA pose la question des élites en démocratie.

Faut-il clore aujourd’hui ce débat servant d’exhutoire politique d’une partie de la gauche sans en avoir etabli le contour… Les avis de l’historienne de la psychanalyse Élisabeth Roudinesco et l’historien Pascal Blanchard.

… entre remise en question et échec ? Le point de vue de Caroline Roussy

Alors que le nouveau président du Niger a qualifié d’« échec relatif » l’opération Barkhane, un rapport des Nations unies sur l’opération « Barkhane » ayant procédé à des bombardements près du village de Bounti, au Mali le 3 janvier dernier, a été rendu public ce 30 mars, mettant à mal la version française sur les évènements ayant entraîné la mort de 19 civils et 3 djihadistes. Le point sur l’opération Barkhane avec Caroline Roussy, chercheuse à l’IRIS, en charge du programme Afrique/s.

Le divorce semble consommé entre les enseignants et le président de la République, alors même que ce dernier avait su rallier une partie de cet électorat en 2017. […] Les formes « Blanquer » et la pandémie s’ajoutant aux coups reçus depuis quatre ans par le corps enseignant.

Et que j’continue a m’foutre de la constitution et de la démocratie, j’suis le roi soleil, je décide que c’est le conseil scientifique (celui dont je me fiche des avis depuis le début de l’année oui celui-là même) qui planchera sur le report ou non des élections départementales et régionales en juin  (et j’serais pas mécontent qu’elles soient envoyées en juin 202… plus ça tardera, plus les candidats seront déboussolés, dans l’incertitude, moins ils feront de politique contre moi.

Dixit : Manu des beaux quartiers…

Imaginons que chaque soir, on nous apprenait un crash d’avion dans lequel décéderaient 250 à 350 personnes. L’émotion collective nationale, mais aussi mondiale serait immense.

A Paris non plus, remarquez. Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie, a tenté de lui taper sur les doigts : « Il est sur la sellette, et il le sait. » Une ministre qui dit vouloir s’en prendre à un patron de Big Pharma, c’est du jamais-vu.

Ça devait lui arriver devant sa surdité et son aveuglement face à l’expansion de la pandémie, ses ordres et contre-ordres désordonnés et son refus de fermetures des groupes scolaires. La pandémie se repend, de nombreux enseignants sont malades, des plus en plus de classes sont fermées… La plainte des enseignants n’est que le seul moyen de se faire entendre… MC

Et pas seulement à cause des éventuels effets indésirables de son vaccin, qui ont entraîné sa suspension quelques jours puis son retour (sans plus de garantie pour autant).

Bien évidemment l’idée de faire voter les électeurs et de repartir les sièges selon le résultat obtenu, même si elle n’était (dans la proposition actuelle) que proportionnelle dans le calcul, pouvait changer les données permettant à la macronie d’espérer renouveler sa prestation entre 2022 et 2027, n’a pas fait long feu et est d’ors et déjà reléguée aux calendes grecques. Seule une nouvelle constitution permettrait une représentation totalement proportionnelle électivement issu des urnes, en reportant strictement le nombre l’élu représentant chaque parti politique (constitué), à l’exécutif. MC

D’abord baptisée « loi contre le séparatisme », devenue depuis « loi confortant les principes républicains », elle a été présentée en Conseil des ministres ce 9 décembre 2020. Le texte vise notamment à mieux organiser le culte musulman en France, qui souffre d’une multitude de structures, entre le Conseil français du culte musulman (CFCM) et les diverses fédérations musulmanes, souvent liées à des pays étrangers.

Les patrons qui abusent des contrats courts seront punis plus tard, les chômeurs tout de suite.

… c’est l’Institut Montaigne, un cabinet fantôme mais efficace…

Relativement facile pour le chef de l’État et ses sinistres de lancer de belles annonces destinées à la fois à soutenir l’économie nationale, les emplois, faire « passer » la pilule du télétravail, du temps partiel, du chômage, et à la fois « Dans le même temps » destiné à dorer (redorer) un blason terni de « bon » gestionnaire de la catastrophe pandémique aux travers des milliards débloqués en « fonds de solidarité »… une dette qu’il faudra payer  qui a été distribué sans compter… MC

Face à l’incompétence organisationnelle et fonction de l’urgence sanitaire, ils en sont réduits à masquer par une communication agressive, des années de restrictions budgétaires en matière de recherche, d’équipement en matériel et personnel dans les hôpitaux, de nier la dégradation des services de santé notamment en ruralité, d’avoir organisé le manque de médecins et spécialistes par un numerus clausus inadapté aux problèmes actuels, d’avoir laissé partir des brevets, etc.

Macron, qui ne cesse de vanter les mérites des 5 100 militaires engagés au Sahel, n’évoque jamais l’importance décisive des opérations menées par certains d’entre eux depuis le ciel. Cette discrétion s’explique. Il s’agit là d’une conception du combat qui permet de limiter les pertes du contingent français, mais n’autorise pas un président à en tirer gloire, quand on compare les forces en présence.

 […] [La] Brigade de Répression du Proxénétisme (BRP), reste un objet de fantasmes, nourri de sulfureuses fictions et de documents épicés par des journalistes faits-diversiers ou des commissaires héroïsés. Entre prestige et soupçon…

Le général Macron à beau enchaîner les Conseils de défense et le capitaine Véran assurer que « l’on vaccine à flux tendu » (France 2, 1/3), le rythme des piquouses ne suit toujours pas le plan de bataille.

Alors que la ministre de l’Enseignement Supérieur F. Vidal, entend purger l’université de l’« islamo-gauchisme », le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » prévoit d’instaurer un contrôle idéologique des associations.

À quoi ça sert, de chouchouter longuement 150 citoyens tirés au sort à partir des listes électorales, de les recevoir en grande pompe dans les jardins de l’Élysée, de leur donner pour mission de trouver des « options fortes, même radicales », pour que la France atteigne son objectif de réduction de 40 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 et de leur promettre que leurs 149 propositions seront reprises « sans filtre » ?