L’Duplomb, à R’virer

L’EMPOISONNEUR ESSAI UN RETOUR…

C’est reparti pour un tour. Laurent Duplomb propose une nouvelle loi pour lutter contre la concurrence déloyale dont souffrent les producteurs français, qui n’ont pas accès à une molécule autorisée dans d’autres pays européens.

Gérard Larcher va saisir le Conseil d’État

Pour ce deuxième essai, la proposition de loi a été rédigée en tenant compte de l’avis émis par les Sages de la rue de Montpensier l’été dernier : « Nous avons essayé de répondre scolairement aux critères que le Conseil constitutionnel nous a donnés lors de l’explication de la censure », rapporte Laurent Duplomb.

  • Le premier article du texte entend ainsi autoriser « l’enrobage des betteraves » avec de la flupyradifurone, pour un délai de trois ans.
  • Le second prévoit « la pulvérisation sur un an [de flupyradifurone et d’acétamipride], avec des autorisations qui sont non-renouvelables, qu’il faudra, toutes les fois, renouveler par la loi », précise le sénateur LR.
  • Le troisième et dernier autorise la pulvérisation de ces deux produits sur « les cultures pérennes », pour une durée de trois ans. À savoir, la pomme, la noisette et la cerise qui sont « en impasse technique », sans « méthodes alternatives qui leur permettent de lutter efficacement contre les ravageurs », d’après l’Inrae, souligne Laurent Duplomb.

Lors de son déplacement en Haute-Saône, Emmanuel Macron a souligné la nécessité d’examiner une initiative avec prudence, tout en saluant l’approche du président du Sénat.

Gérard Larcher va demander au Conseil d’État d’évaluer le texte juridique, avec des modifications possibles pour obtenir l’accord du Conseil Constitutionnel. Il a souligné l’importance d’une action rapide pour l’agriculture française, et le projet de loi d’urgence agricole sera présenté après le Salon de l’Agriculture pour discussion en mai ou juin.

Les Verts font barrage

L’examen pourrait être moins tendu que l’année précédente, mais des incertitudes subsistent. Laurent Duplomb appelle à un débat apaisé et objectif, tandis que les Verts s’opposent au texte. En septembre, Daniel Salmon a proposé d’abroger la première « loi Duplomb », mais la proposition n’a pas été examinée en séance publique en raison d’une capacité de niche limitée, selon Guillaume Gontard.

Face à une nouvelle initiative, le sénateur de l’Isère, Laurent Duplomb, est accusé de vouloir commercialiser des produits dangereux pour la santé et l’environnement. Il remet en question la réécriture de la loi, soulignant que des milliers d’études démontrent leur nocivité. Il évoque également l’exemple du chlordécone pour alerter sur les conséquences dramatiques pour la santé humaine et l’incapacité de dépolluer, exprimant son inquiétude quant à la direction prise.

Selon Guillaume Gontard, le texte « n’ira pas plus loin » à cause des « positions globales qu’il peut y avoir à l’Assemblée nationale », bien qu’une pétition en ligne ait recueilli plus de deux millions de signatures en août 2025. Yaël Braun-Pivet a indiqué que le Parlement ne reviendra pas sur le vote, mais un débat est prévu au Palais Bourbon le 11 février. Le sénateur écologiste souligne qu’il ne s’agit pas d’être contre les agriculteurs, mais de les rendre indépendants des engrais et des pesticides.


Aglaée Marchand. Public Sénat (Extraits)

L’avis de M.C.

Il faut prendre le problème à l’envers. Tout mettre en œuvre pour faire adopter une loi par le Parlement Européen afin qu’au moins dans un premier temps, tous les « 27 » de l’UE n’utilisent plus ces pesticides dangereux, qui ont des conséquences dévastatrices sur notre environnement et la santé publique.

Cette initiative devrait s’accompagner d’une sensibilisation du grand public sur les risques associés à l’utilisation de ces substances nocives, afin de mobiliser une pression populaire significative. Ensuite, porter l’affaire au niveau international, en cherchant à établir des accords globaux visant à interdire ou à réglementer strictement l’usage de ces produits chimiques dans l’agriculture et d’autres secteurs.

Ce n’est pas gagné, certes, et nul doute que les fabricants de pesticides intercèderont pour qu’une telle loi restrictive, qui pourrait mettre en péril leurs intérêts financiers, voit son application effective.

Cependant, avec une volonté politique solide et le soutien d’organisations écologistes, nous avons la possibilité d’effectuer un changement radical qui protégera la planète pour les générations futures.

MC



« Avec le « cancer backlash »…

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