C’est tout de même formidable. Cela fait plus de vingt ans maintenant que Michel Husson et Dominique Plihon ont montré, vastes études statistiques à l’appui, que le capitalisme actuel était insoutenable, car trop défavorable aux salariés et trop favorable aux actionnaires. Leurs travaux, solides, précis, n’ont pas été lus, parce que ce sont des économistes de gauche, et donc des idéologues. Alors que les économistes de droite, ben, ce sont juste des économistes.

Alors que les thèmes de l’élection présidentielle de 2022, risquent de « tourner » sur « Insécurité, immigration, identités, « islamo-gauchisme »… Les droites négligeront d’aborder la dette de la France.

Bruno Le Maire a profité d’un rapide passage devant les caméras de télévision (28/5) pour annoncer qu’en 2021 le déficit public français (c’est-à-dire la somme des déficits de l’Etat, de la Sécu et des collectivités locales) devrait atteindre 9,4 % du PIB de 2020.

… oui nous sommes conscients que c’est encore une information « de plus » sur les géants du numérique que sont Google, Amazon, Facebook, Apple en priorité, mais qui ne sont pas les seuls à utiliser/user de logiciels de l’intelligence artificielle pour mieux nous amarrer à leur système de vente, au demeurant fort bien rodé, pour devenir vos fournisseurs indispensables.

Avec le Covid, un très joli problème de politique économique, qui est aussi et surtout un problème d’économie politique, se pose.

C’est Bruno Le Maire, l’un de ses plus ardents partisans, qui l’a annoncé en substance en présentant, jeudi 8 avril 2021, les grandes lignes de la « trajectoire des finances publiques », projet destiné à être transmis cette semaine à la Commission européenne.

Attac a mené une action symbolique à Paris, dans la station de métro Bercy, à l’attention du ministère de l’Economie et des finances. Les militant·e·s ont recouvert des panneaux de publicité par des affiches du « gang des profiteurs », Arnault, Bettencourt, Drahi, Pinault en demandant « Qui doit payer la crise ? ».

Bien évidemment actuellement est mis en avant, désigné à la vindicte populaire, mis sur la sellette, la perte des unités de recherche dans les laboratoires pharmaceutiques ou d’État, autour de la santé.

Pour autant, c’est bien la recherche dans son ensemble qui a été abandonné autant par les entreprises, que par l’État.

Il est vrai que le temps dispensé en recherches n’est pas assuré d’une rentabilité immédiate, autrement, dit ça coûte avant d’esperer une possible rentabilité ; voilà pourquoi les actionnaires entendent d’abord profits et suppriment ces unités de recherche d’entreprises, aux profits d’exploitations de brevets qui leur assurent rapidement des bénéfices. MC

Relativement facile pour le chef de l’État et ses sinistres de lancer de belles annonces destinées à la fois à soutenir l’économie nationale, les emplois, faire « passer » la pilule du télétravail, du temps partiel, du chômage, et à la fois « Dans le même temps » destiné à dorer (redorer) un blason terni de « bon » gestionnaire de la catastrophe pandémique aux travers des milliards débloqués en « fonds de solidarité »… une dette qu’il faudra payer  qui a été distribué sans compter… MC

Autre approche : n’est-ce pas une manière de convaincre le lecteur-auditeur de la nécessité de « se passer » « se débarrasser » des participations d’état (en fait les anciennes entreprises nationalisées ex-services publics) pour le bien de l’économie… voyez ce que ça coute aux Français… et dans le viseur les HP… MC

Dette publique, chômage, faillites en série, échec sur les vaccins… Comme si toutes ces plaies ne suffisaient pas, l’actualité nous en apporte une de plus : le déficit commercial.