Avec le Covid, un très joli problème de politique économique, qui est aussi et surtout un problème d’économie politique, se pose.

C’est Bruno Le Maire, l’un de ses plus ardents partisans, qui l’a annoncé en substance en présentant, jeudi 8 avril 2021, les grandes lignes de la « trajectoire des finances publiques », projet destiné à être transmis cette semaine à la Commission européenne.

Attac a mené une action symbolique à Paris, dans la station de métro Bercy, à l’attention du ministère de l’Economie et des finances. Les militant·e·s ont recouvert des panneaux de publicité par des affiches du « gang des profiteurs », Arnault, Bettencourt, Drahi, Pinault en demandant « Qui doit payer la crise ? ».

Bien évidemment actuellement est mis en avant, désigné à la vindicte populaire, mis sur la sellette, la perte des unités de recherche dans les laboratoires pharmaceutiques ou d’État, autour de la santé.

Pour autant, c’est bien la recherche dans son ensemble qui a été abandonné autant par les entreprises, que par l’État.

Il est vrai que le temps dispensé en recherches n’est pas assuré d’une rentabilité immédiate, autrement, dit ça coûte avant d’esperer une possible rentabilité ; voilà pourquoi les actionnaires entendent d’abord profits et suppriment ces unités de recherche d’entreprises, aux profits d’exploitations de brevets qui leur assurent rapidement des bénéfices. MC

Relativement facile pour le chef de l’État et ses sinistres de lancer de belles annonces destinées à la fois à soutenir l’économie nationale, les emplois, faire « passer » la pilule du télétravail, du temps partiel, du chômage, et à la fois « Dans le même temps » destiné à dorer (redorer) un blason terni de « bon » gestionnaire de la catastrophe pandémique aux travers des milliards débloqués en « fonds de solidarité »… une dette qu’il faudra payer  qui a été distribué sans compter… MC

Autre approche : n’est-ce pas une manière de convaincre le lecteur-auditeur de la nécessité de « se passer » « se débarrasser » des participations d’état (en fait les anciennes entreprises nationalisées ex-services publics) pour le bien de l’économie… voyez ce que ça coute aux Français… et dans le viseur les HP… MC

Dette publique, chômage, faillites en série, échec sur les vaccins… Comme si toutes ces plaies ne suffisaient pas, l’actualité nous en apporte une de plus : le déficit commercial.

Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, zones franches, exonération de la taxe foncière, facilités comptables, niches et allégements en tous genres : au fil des décennies, les pouvoirs publics ont taillé un environnement fiscal et réglementaire sur mesure pour le patronat, sans aucune contrepartie. L’État-providence fonctionne donc très bien… pour les entreprises.

Manu, parader régulièrement dans tous les médias ne fait pas le bonheur des français et ce dernier rapport de l’association Oxfam apporte a voir la réalité en pleine face, réalité qu’il faut prendre en considération au plus vite et ne pas se cacher derrière la covid … MC

Les politiques déployées pour faire face à la crise sanitaire ont accéléré les tendances de fond qui traversaient les sociétés et inquiétaient les populations : incertitude, précarité, machinisme dévorant, désincarnation des rapports humains. Pour l’essentiel, cette transition vers le capitalisme numérique aura été pilotée par l’État.

Le monde, confronté au Covid-19, doit relever des défis de différentes dimensions, sociales, scientifiques, anthropologiques, sociaux. Mais comment ? Ils sont psychiatres, infectiologues, sociologues, associatifs, philosophes, … ils nous font part de leurs réflexions sur les conséquences de la pandémie de Covid et sur les moyens, collectivement, d’y faire face.

« Nous voyons des jeunes arriver avec leurs tenues de vendeur d’Uber Eats. C’est-à-dire qu’eux-mêmes apportent à manger, mais n’ont pas à manger pour eux. »

Splendide glissade vers le pire

Il ne fait pas bon être une association laïque dans un fief comme Toulon où règne une faune conservatrice plus ou moins douteuse, proche d’un parti extrémiste. Une manière comme une autre de préparer le terrain pour les élections territoriales, régionales et présidentielles futures … MC