Les USA « trumper » mais un peu tard …

[…] Le « Tweetomane » avéré, le président des Etats-Unis sature l’espace de l’information plus que n’importe lequel de ses prédécesseurs. Mais sa trace politique, elle, est à peine visible, et sa trace économique, infime. […]

  • La première année Trump pourrait se résumer simplement : le président est fou et la machine américaine des contre-pouvoirs, le fameux « check and balance », fonctionne parfaitement.

Mais il faut aller plus loin.

Première leçon : d’abord, le président a montré une formidable impréparation, dans le choix de ses équipes comme dans les grandes lignes de sa politique. Il n’est pas le seul.

Au Royaume-Uni, tous les hérauts du « leave » ont disparu du paysage politique au lendemain du vote, et on ne sait toujours pas ce que signifie « Brexit » seize mois plus tard.

Même amateurisme du côté de Syriza, en Grèce.

En France, [avec la vague de personnalités civiles élues députées LREM et leur amateurisme flagrant].

  • L’impréparation est une marque de fabrique du populisme.

Deuxième leçon : la fabuleuse capacité à se raconter des histoires. C’est le cas des investisseurs, qui ont acheté une politique qui n’a pas vu le jour, et qui se racontent d’autres histoires pour payer toujours plus cher. C’est le cas des électeurs de Trump, nombreux à continuer à lui faire confiance malgré son incapacité à agir. C’est le cas de Trump et de ses conseillers, qui veulent encore croire que la baisse des impôts va faire s’envoler les recettes fiscales.

Troisième leçon : elle est plus inquiétante. Les présidents américains ont souvent tenté de contourner les blocages du Congrès. Avec Trump, c’est systématique (santé, commerce, finance…). Ce n’est plus seulement une question d’efficacité, cela devient une question de respect, ou plutôt de non-respect de la démocratie. L’attitude du président face aux médias pose la même question. Le monde libre n’est plus tout à fait ce qu’il était.

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[Le pire, c’est qu’il « fait école » se fada de Trump, notamment en France avec l’édiction de lois par décrets-Ordonnances sans respect pour une l’assemblée d’Élus nationaux, les députés -dont pourtant sa seigneurie dispose dans l’hémicycle d’une majorité alignée sur ses ordres, vues, souhaits, désirs- …. aucun débat n’est sollicité, les français sont devant l’application de la volonté suprême, pas de controverse possible d’autant que sont muselées les medias influant … en un mot, aucun respect de la démocratie et de plus le locataire temporaire de l’Élysée, se permet d’insulter lors de ses rares sorties de ses murs, la population revendicatrice même lorsqu’elle le fait a juste titre.

Oui fait des émules le Trump … MC]


Jean-Marc Vittori, Les Echos – Titre original « Les trois leçons d’une Amérique « trumpée » » – Source (Extrait très partiel) – lien vers lecture libre 


 

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