[…] Pourquoi le pouvoir macronien s’est-il exposé si fortement dans une opération qui ne peut qu’aboutir à une casse sociale et industrielle dans les deux groupes ?

« Du jour au lendemain, des travailleurs sont obligés de solliciter l’aide alimentaire. C’est violent, humiliant et indigne d’un pays riche ».

Notre système social a beau être solide, il ne résiste pas à la déferlante. Faut-il le transformer ? Axelle Brodiez-Dolino, chercheuse au CNRS, a étudié l’histoire de la pauvreté et de la protection sociale. meilleure réponse à la crise.

… la recherche et développement est exante de financement en général, dans le domaine de la santé comme dans tant d’autres, est un parent pauvre dans le choix d’avenir des entreprises et délaissée par les pouvoirs publics. Chercheuses et chercheurs ne « produisant » pas rapidement une rentabilité financière pour les actionnaires, ces derniers préférant les transactions boursières à la rentabilité immédiate. MC

Voilà Paris devenu une ville de livraison. Avec le Covid, nous vivons tous à New York, attendant notre miam-miam livré à domicile. Vides, les villes sont laissées aux millions de rats arrogants et à quelques milliers de jeunes Noirs filant à vélo ou dispersés en patients petits groupes devant les fast-foods, essaims d’abeilles à deux roues.

Plus de dix ans après le scandale autour de ce médicament, la firme pharmaceutique a été condamnée, lundi, pour « tromperie aggravée » et « homicide involontaire ». Soulagées, les victimes espéraient néanmoins plus de sévérité.

Les médias et les studios ne désemplissent pas, dégueulant d’experts en tous polis et de toutes odeurs, donnant des monceaux d’avis, le plus souvent contradictoire, mais faut remplir les têtes (hélas trop vides) de la population avec le leitmotiv : le gouvernement fait ce qu’il faut… !!!

Imaginons que chaque soir, on nous apprenait un crash d’avion dans lequel décéderaient 250 à 350 personnes. L’émotion collective nationale, mais aussi mondiale serait immense.

A Paris non plus, remarquez. Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie, a tenté de lui taper sur les doigts : « Il est sur la sellette, et il le sait. » Une ministre qui dit vouloir s’en prendre à un patron de Big Pharma, c’est du jamais-vu.

 […] … à l’hôpital de Rennes, à la Cased, la cellule d’accueil spécialisée de l’enfance en danger. Le service, attenant aux urgences pédiatriques, dépiste les maltraitances et prend en charge les enfants dont on suppose qu’ils sont victimes de violences, physiques ou sexuelles, ou de négligence.

Dans les établissements scolaires, le virus circule activement, confirmé au vu des résultats des tests salivaires ou du nombre de classes fermées.

Le point commun entre le pâtissier star Pierre Hermé, le restaurant parisien étoilé Apicius, les Bateaux-Mouches de la Seine et la cantine de TF1, gérée par Sodexo ?

 […] Fin janvier, l’historien Benjamin Stora remettait au président de la République son rapport pour une « réconciliation mémorielle » entre la France et l’Algérie. En excluant toute forme de repentance, il préconise un certain nombre d’initiatives concrètes, pour que ce passé soit regardé en commun par les deux pays, et enfin assumé.

Et pas seulement à cause des éventuels effets indésirables de son vaccin, qui ont entraîné sa suspension quelques jours puis son retour (sans plus de garantie pour autant).

Dans la volonté d’afficher la rentabilité financière, vertement critiquée par la Cour des comptes en 2019 pour son « immobilisme » et son manque d’« efficacité économique », l’institution que forment le Mobilier national et les Manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie, fondée sous Louis XIV afin de fabriquer les meubles et tentures des palais royaux, se cherche une utilité sociale nouvelle en ce début de XXIᵉ siècle.

Injonction lui est donc faite d’entrer dans l’ère de la rentabilité, de la concurrence, de la performance. En somme, de vivre avec son époque. La richesse de la vénérable maison, gardienne d’un exceptionnel savoir-faire et d’une autre éthique du travail, ne se situe-t-elle pas précisément en dehors des normes néolibérales ?

Les politiques ont bien reçu le message (1). Ils se sont emparés du débat autour des 46e César transformés (selon eux) en « meeting politique », dixit Roselyne Bachelot. La ministre de la Culture a répliqué vertement, mardi sur RTL au bashing dont elle a été l’objet tout au long de la cérémoniiieûû à laquelle elle assistait en coulisses (faudra m’expliquer cette info rajoutée par qui? Et pourquoi n’etait-t-elle pas dans la salle?), « navrée » par un spectacle qui a suscité « une antipathie absolument incroyable » des spectateurs.