Quand on écoute bien ce que disent les hommes et les femmes de ce pays, il y a de la colère. Chacune et chacun veut être respecté, chacune et chacun veut des droits. Aujourd’hui, ces aspirations largement partagées semblent absentes du débat politique. Il est temps de faire entendre les exigences populaires.

Jonathan Israël est l’un des plus fins connaisseurs des Lumières. Ses travaux remettent les idées au cœur de la Révolution française et contestent ainsi l’influence accordée aux causes sociales, économiques et politiques pour expliquer le soulèvement de 1789.

La République devrait faire de la petite enfance et de la jeunesse une grande priorité nationale.

Elle doit faire éclore un nouvel âge de la démocratie. On ne peut rester dans ce système de monarchie républicaine doublée des oukases bruxellois qui bouche tout avenir et pousse les extrémistes de droite.

« Je vais m’allonger sur le sol et pleurer un instant », s’excusait une utilisatrice de Twitter, un après-midi du printemps dernier. Beaucoup l’auraient volontiers imitée.

Quelques jours plus tôt, le 25 mai, le Front national était arrivé en tête aux élections européennes en France. Certains citoyens de gauche présumaient qu’un tel coup de semonce dessillerait enfin les yeux des membres du gouvernement socialiste ; la réaction du premier ministre Manuel Valls, qui envisageait des « baisses d’impôts » (RTL, 26 mai), leur fit très vite mesurer leur naïveté.

Depuis quelques semaines, la droite, à l’instar de Jean François Copé, l’extrême droite et des mouvements fondamentalistes religieux sont passés à une offensive grave à la fois contre l’école et contre l’égalité femmes-hommes.

Le 27 mai 1943, sous l’égide de Jean Moulin, les représentants venant de divers horizons politiques appartenant aux mouvements de résistance se regroupent sous l’autorité du Conseil national de la Résistance. Dix mois plus tard, paraît son programme : « les Jours heureux ». Un programme toujours combattu par le patronat.

Comment ces jeunes réunis en pleine clandestinité pouvaient-ils imaginer que le programme d’invention sociale qu’ils allaient forger deviendrait réalité deux ans plus tard dans une France qu’ils allaient libérer ? »

Ces mots de Stéphane Hessel soulignent la portée du 27 mai 1943 : une éclaircie de dignité dans la désespérance de la guerre.

Une éclaircie que le patronat français n’aura de cesse jusqu’à aujourd’hui d’éteindre. « Nous ne pouvons-nous contenter des vieilles recettes d’autrefois, assure Laurence Parisot, parlant de la protection sociale. Nous avons besoin d’imaginer un nouveau modèle… Réformons vite nos systèmes qui sont archaïques. »

Le programme du CNR, contient tout ce que le peuple français attend ….

Internet, cette révolution informatique à la portée de tous, portant son lot d’informations utiles ou désagréables, essentielles et évitables, détestables ou agréables, est trop souvent un tas d’immondices, de ragots de comptoir d’où ressort quelques informations vérifiables, affichant une véracité déroutante pour la presque totalité d’internautes en mal de reconnaissances identitaires dans une société où l’individualisme prégnant, n’autorise plus l’émergence d’une pensée collective apportant le bien-être à tous.

Coup sur coup, plusieurs faits divers rendent inadmissibles certaines attitudes humaines. Qu’ils se passent dans le monde ou en France la seule différence est dans la quantité d’annonces et la longueur en temps du battage médiatique les révélant au grand public. En dehors du fait que les médias s’en servent pour faire de l’audience, reste que certaines têtes décisionnelles, sont bien malades.

Ombres de l’intimité

A question des inégalités entre hommes et femmes est loin d’être réglée : quels que soient le domaine et la dimension de la vie sociale que l’on considère, la persistance des disparités, quelquefois importantes, entre la condition faite aux hommes et celle subie par les femmes est patente, en dépit du principe hautement affirmé de l’égalité entre les sexes. Cette proclamation masque mal les écarts durables dans l’accès à la formation et à l’emploi, dans les qualifications et les hiérarchies définies selon la division sociale du travail, dans les rémunérations professionnelles, dans le partage des tâches et des fonctions au sein du couple et de la famille, dans la probabilité de parvenir à une position sociale plus élevée, dans l’espace public et notamment dans l’accès aux postes de responsabilité politique, et jusque dans l’appréhension de la vieillesse (1).