Réagir contre la destruction de la loi laïcité de 1905 c’est avant tout bouger contre la volonté de Macron qui dans la lignée de ses prédécesseurs, entend finir de pourfendre le droit républicain de 1789 ; en voulant réinscrire le culte catholique dans la constitution française …

Alors que le Premier ministre a rappelé le 19 juin 2019 que le Président de la République et le gouvernement souhaitent favoriser la formation d’un « Islam de France », qui serait l’interlocuteur unique des Pouvoirs publics…

L’échange (ou débat), qui se tiendra le 20 mars 2019 au siège du parti, organisé à l’initiative de la secrétaire d’État Marlène Schiappa, sur le thème « Laïcité : faire vivre l’esprit de 1905 en 2019 » est autant souhaité que redouté par les élus du groupe LR–EM.

En se rendant, contrairement à tous ses prédécesseurs, à la conférence des évêques de France, Emmanuel Macron a choisi de bafouer la laïcité de façon provocatrice et assumée. On ne peut d’ailleurs écarter une intention de diversion dans le combat social actuel.

Après l’annonce de l’obligation scolaire à partir de 3 ans à la rentrée 2019, l’OLS 76 [Observatoire de la Laïcité Scolaire 76] observe un effet secondaire indésirable.

Un projet de loi doit faire réagir, la laïcité c’est le libre choix pour tous d’appartenir ou non à un culte, c’est le vivre ensemble sans polémique stérile, sans obligation

Chacune, chacun est libre de ne pas adhérer à cet article, mais pour le moins il essai d’analyser la question du « côtoiement » des différentes religions face a la laïcité – seule vectrice d’intégration et de vivre ensemble. MC

Sous ce titre questionneur : « La francophonie est-elle le principal facteur de radicalisation islamiste ? » se cache des théories, a mon humble avis, un tantinet fallacieuses. Pour autant, et comme toujours, il importe de connaitre toutes les infos pour se faire une idée, après libre a chacun de prendre ce qui lui convient. MC

Au sein des débats sur la laïcité en France, sans cesse renouvelés au gré de l’actualité, le lien entre ce principe et l’égalité des sexes ainsi que la liberté des femmes est la source de maintes controverses, même parmi les défenseurs les plus convaincus de la laïcité.

On devrait voir se réaliser dans les écoles, collèges et lycées, l’exigence ministérielle, présentée dans la circulaire de rentrée 2015, de l’explicitation de la charte de la laïcité aux familles. Celle-ci avance qu’une pédagogie de la laïcité s’appuiera notamment sur le support de la charte pour aider à concrétiser le parcours citoyen de l’élève.

Tout devait être plus clair. Tout est plus confus. Les polémiques furieusement ridicules suscitées par le guide de la laïcité de l’Association des maires de France (AMF) montrent que des décennies de dérives ne se rattrapent pas avec de simples mises au point pédagogiques. Aussi justifiées soient-elles.

La loi du 9 décembre 1905, qualifiée de « clé de voûte de la laïcité française » n’a cessé d’être contestée chaque fois que les forces de gauche ont reculé, surtout après 1958 et plus encore depuis 2002.

La laïcité semble bien redevenue subversive. Ceux qui s’en réclament et qui tentent de la faire respecter au sein d’un service public s’exposent aux pires désagréments. Samuel Mayol, directeur de l’IUT de Saint-Denis, en sait quelque chose.