[…] Claude Lelièvre, historien de l’éducation, revient sur ses origines et sur les raisons de sa longévité. […]

Chacune-chacun peut (ou devrait) avoir un avis sur la position de Lilian Thuram en ces temps ou il semble de bon ton d’appartenir à des genres, des positions pseudo-intellectuelles ou politiques, mais qui font sans s’en rendre compte l’éclatement de la société… permettant aux dirigeants et Macron de régner sans contestation… MC

À la recherche d’une hégémonie culturelle pour accéder au pouvoir, l’extrême droite est entrée dans une guerre de position, cherchant à sceller, par une bataille idéologique de tous les instants, l’alliance entre une partie du bloc populaire, que l’élection et la politique de M. Macron a renforcé et homogénéisé, et la bourgeoisie la plus réactionnaire, garante des intérêts capitalistes.

Il nous semble important de faire connaître ces types d’initiatives ; on pourrait juste s’étonner qu’elle ne soit pas reprise par l’éducation nationale.

La suppression de l’École nationale d’administration, ou du moins sa réforme, devrait, en principe, changer le visage de la France. Sommée de se réformer afin d’être davantage en phase avec la société, l’ENA pose la question des élites en démocratie.

Le divorce semble consommé entre les enseignants et le président de la République, alors même que ce dernier avait su rallier une partie de cet électorat en 2017. […] Les formes « Blanquer » et la pandémie s’ajoutant aux coups reçus depuis quatre ans par le corps enseignant.

Ça devait lui arriver devant sa surdité et son aveuglement face à l’expansion de la pandémie, ses ordres et contre-ordres désordonnés et son refus de fermetures des groupes scolaires. La pandémie se repend, de nombreux enseignants sont malades, des plus en plus de classes sont fermées… La plainte des enseignants n’est que le seul moyen de se faire entendre… MC

Les politiques ont bien reçu le message (1). Ils se sont emparés du débat autour des 46e César transformés (selon eux) en « meeting politique », dixit Roselyne Bachelot. La ministre de la Culture a répliqué vertement, mardi sur RTL au bashing dont elle a été l’objet tout au long de la cérémoniiieûû à laquelle elle assistait en coulisses (faudra m’expliquer cette info rajoutée par qui? Et pourquoi n’etait-t-elle pas dans la salle?), « navrée » par un spectacle qui a suscité « une antipathie absolument incroyable » des spectateurs.

Après avoir déclenché une vive polémique sur l’« islamo-gauchisme » à l’université, la ministre de l’Enseignement supérieur annonce la mise à disposition gratuite dans les facs… oui, mais de quoi donc, qu’est-ce ! […]

Biberonnés aux réseaux sociaux, cernés par les fake news, les jeunes peuvent-ils se réconcilier avec l’information ?

Jean-Michel Blanquer enthousiaste, le proclame sur le site du ministère de l’Education nationale : « Le lycée professionnel peut s’appuyer sur des atouts majeurs : l’expertise, l’engagement des professeurs et le dynamisme pédagogique, qui irriguent l’enseignement professionnel français. »

Un professeur a dû quitter son établissement, à Lyon, après avoir été agressé par un parent  d’élève qui l’accusait d’avoir tenu des propos « islamophobes». À rebours de ce qu’était censée faire l’Éducation nationale après l’assassinat de Samuel Paty, le rectorat l’a peu soutenu.

Les moyens supplémentaires accordés dans le premier degré ne profiteront qu’à la politique de dédoublement. Tandis qu’au collège et au lycée, il s’agit de vraies coupes claires.

Splendide glissade vers le pire

Gare à ceux qui omettraient de porter un masque dans la rue : la police veille !

Qu’elle soit scolaire, salariale ou autre, face à une économie dévastée par la pandémie et l’inobservation durant la période estival de quelques règles pourtant élémentaires du respect de la santé aggravant les risques pour la santé au plan national, la rentrée cette année 2020 s’annonce très, très difficile. MC