Le divorce semble consommé entre les enseignants et le président de la République, alors même que ce dernier avait su rallier une partie de cet électorat en 2017. […] Les formes « Blanquer » et la pandémie s’ajoutant aux coups reçus depuis quatre ans par le corps enseignant.

Ça devait lui arriver devant sa surdité et son aveuglement face à l’expansion de la pandémie, ses ordres et contre-ordres désordonnés et son refus de fermetures des groupes scolaires. La pandémie se repend, de nombreux enseignants sont malades, des plus en plus de classes sont fermées… La plainte des enseignants n’est que le seul moyen de se faire entendre… MC

Les politiques ont bien reçu le message (1). Ils se sont emparés du débat autour des 46e César transformés (selon eux) en « meeting politique », dixit Roselyne Bachelot. La ministre de la Culture a répliqué vertement, mardi sur RTL au bashing dont elle a été l’objet tout au long de la cérémoniiieûû à laquelle elle assistait en coulisses (faudra m’expliquer cette info rajoutée par qui? Et pourquoi n’etait-t-elle pas dans la salle?), « navrée » par un spectacle qui a suscité « une antipathie absolument incroyable » des spectateurs.

Après avoir déclenché une vive polémique sur l’« islamo-gauchisme » à l’université, la ministre de l’Enseignement supérieur annonce la mise à disposition gratuite dans les facs… oui, mais de quoi donc, qu’est-ce ! […]

Biberonnés aux réseaux sociaux, cernés par les fake news, les jeunes peuvent-ils se réconcilier avec l’information ?

Jean-Michel Blanquer enthousiaste, le proclame sur le site du ministère de l’Education nationale : « Le lycée professionnel peut s’appuyer sur des atouts majeurs : l’expertise, l’engagement des professeurs et le dynamisme pédagogique, qui irriguent l’enseignement professionnel français. »

Un professeur a dû quitter son établissement, à Lyon, après avoir été agressé par un parent  d’élève qui l’accusait d’avoir tenu des propos « islamophobes». À rebours de ce qu’était censée faire l’Éducation nationale après l’assassinat de Samuel Paty, le rectorat l’a peu soutenu.

Les moyens supplémentaires accordés dans le premier degré ne profiteront qu’à la politique de dédoublement. Tandis qu’au collège et au lycée, il s’agit de vraies coupes claires.

Splendide glissade vers le pire

Gare à ceux qui omettraient de porter un masque dans la rue : la police veille !

Qu’elle soit scolaire, salariale ou autre, face à une économie dévastée par la pandémie et l’inobservation durant la période estival de quelques règles pourtant élémentaires du respect de la santé aggravant les risques pour la santé au plan national, la rentrée cette année 2020 s’annonce très, très difficile. MC

Peur de l’échec, de la note, de se tromper, d’aller à l’école… ces obstacles à l’apprentissage ne sont pas une fatalité. Des enseignants et des chercheurs rappellent que, pour mieux apprendre, l’élève doit s’impliquer. Et y trouver du bonheur.

Exigeons de résoudre les problèmes des ghettos dans certaines villes ou arrondissements, ce qui passe par une réorganisation de l’habitation, un redéploiement consenti de la population, une dispersion géographique égalitaire sur l’ensemble du territoire français, la fin des zones d’éducation prioritaire (ZEP) par une répartition judicieuse des élèves comme des enseignants, en un mot comme en cent, ressortir le projet Borloo ; voilà qui permettrait de résoudre une très grande partie du racisme en France. MC

Quelle bande de pantins, un jour comme ci, un jour comme ça, reste que dans une classe de 30 élèves habituellement vous ne devez en recevoir que 15 ou 20 selon les directives sanitaires, vous faites quoi des 10-15 autres.

L’école à la maison, en période de crise sanitaire, a révélé leur profonde utilité et leur engagement. Les profs jouissent, aujourd’hui, d’une belle aura…

Dès le 2 juin toutes les écoles, collèges, lycées seront rouverts. Voilà l’annonce faite par le gouvernement. La réalité sera très différente, tant pour le nombre d’élèves concernés, que pour la valeur pédagogique de ce qu’ils pourront en attendre.

La crise sanitaire se révèle être une expérience politique inédite. De larges pans de la société se sont mis en mouvement : auto-organisation, solidarités et initiatives multiples. Cette réappropriation d’enjeux très politiques déborde les acteurs institutionnels et les forces classiques.

D’ordinaire, lors des rentrées scolaires, nous avons forcément droit, dans les invariables reportages télé sur le sujet, à des images d’enfants de petites classes en train de pleurer ou de protester à l’idée de devoir laisser leurs parents.