Au cours des derniers mois, la laïcité à la française a une fois de plus été violemment décriée dans les médias anglo-saxons, qui affirment souvent que la séparation des Églises et de l’État favorise la discrimination, voire le racisme. Parallèlement, dans des pays comme le Royaume-Uni, de nombreux acteurs de la société civile luttent inlassablement contre l’influence de la religion sur la politique et, surtout, sur l’éducation.

C’est le cas de la National Secular Society, qui, depuis sa fondation, en 1866, milite pour un État laïque et naturellement pour l’abolition du délit de blasphème.

La revue « Le Point » a souvent des articles « choc ». Ils sont le reflet d’une pensée au minimum droitière, voire plus, de l’actualité, du management gouvernemental, de la société. L’article qui suit est posté à titre d’information et ne reflètent en aucune manière la pensée de l’administrateur de ce blog, sans pour autant dire, qu’il n’y a pas des problèmes cultuels à résoudre dans notre pays. MC

Comment se mettre à dos en même temps les représentants des cultes, les athées, les francs-maçons et autres tenants de la laïcité ?

Le gouvernement est en passe de réaliser cet exploit avec son projet de réforme de la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État, censé marginaliser les islamistes intégristes.

Si nous faisons l’analyse des résultats de l’éducation nationale actuelle, de cette jeunesse eduquee qui constituera la société civile future, nous ne pouvons que constater une dégradation à tous les niveaux autant intellectuels que sociétales.

En se rendant, contrairement à tous ses prédécesseurs, à la conférence des évêques de France, Emmanuel Macron a choisi de bafouer la laïcité de façon provocatrice et assumée. On ne peut d’ailleurs écarter une intention de diversion dans le combat social actuel.

Après l’annonce de l’obligation scolaire à partir de 3 ans à la rentrée 2019, l’OLS 76 [Observatoire de la Laïcité Scolaire 76] observe un effet secondaire indésirable.

Un projet de loi doit faire réagir, la laïcité c’est le libre choix pour tous d’appartenir ou non à un culte, c’est le vivre ensemble sans polémique stérile, sans obligation

“Intolérances, communautarismes, islamisme radical, xénophobie identitaire, menaces sur l’égalité entre hommes et femmes, paix civile fragilisée, la situation est grave. La société française est en crise.

L’élection présidentielle doit replacer la laïcité au cœur de la République.

A tous moments de l’histoire, l’école a été objet de disputes, de luttes quant aux missions à lui assigner et aux transformations pour ce faire. C’est qu’elle représente une institution centrale, notamment en France où elle a été construite dans le registre politique comme un des piliers de la IIIème République et, de ce fait, est restée une affaire d’État.

Sur Nuit debout, on a tout entendu : « La moyenne d’âge est de 25 ans », « un entre-soi de bobos parisiens », « aucun vrai prolétaire », mais « une bourgeoisie blanche urbaine », « des SDF et des punks à chien qui boivent de la bière », « un rassemblement d’étudiants déclassés, de militants de l’ultra gauche et de semi-professionnels de l’agitprop »

Une semaine après les attentats du 13 novembre à Paris, Bachir B. a été convoqué dans le bureau de son supérieur. Agent de sécurité à Orly, ce musulman pratiquant porte une barbe conformément à ses convictions, mais on lui a ordonné de la tailler. Son chef a même proposé de lui offrir une tondeuse pour son anniversaire.

Au sein des débats sur la laïcité en France, sans cesse renouvelés au gré de l’actualité, le lien entre ce principe et l’égalité des sexes ainsi que la liberté des femmes est la source de maintes controverses, même parmi les défenseurs les plus convaincus de la laïcité.