La bataille de la commémoration fait rage, aussi bien pour Napoléon que pour la Commune de Paris. En toute discrétion, le diocèse de Paris a décidé de mettre en avant une commémoration des martyrs religieux de la Commune. Dans « une dynamique de réconciliation » et sans esprit de revanche. Juré craché ?

[…] La lecture d’un de ses textes les plus retentissants (que l’on trouve dans Eugène Varlin, ouvrier relieur 1839-1871, publié aux éditions Libertalia) suffit à se convaincre de l’intérêt qu’on doit lui porter, en ces temps de soulèvements sociaux et de répression politique.

Le chef de l’État, qui a royalement ignoré les 150 ans de la Commune de Paris, s’apprête donc à s’incliner devant la mémoire de l’auteur du coup d’État du 18 Brumaire, qui mit fin à la 1ʳᵉ République.

On est peut-être loin des clichés enseignés à travers les âges quant au rôle que la femme pouvait avoir dans la période préhistorique. Certainement que les différents cultes ne sont pas étrangers à vouloir classer-interpréter la femme comme un sous-ordre de l’homme tout juste bonnes à assurer la descendance. Rappelons-nous que dans certaines civilisations le matriarcat avait autant droit de cité que le patriarcat. MC

Splendide glissade vers le pire

À Paris, un arbre sur la place de la République que personne ne remarque, quelques plaques commémoratives ici ou là, un projet de musée mémoriel… Si les attentats sont encore dans les esprits aujourd’hui, ils risquent de bientôt disparaître chez les plus jeunes. Des chercheurs étudient la façon dont les souvenirs de ces drames perdurent dans la mémoire collective au fil des ans.

Tentons de mettre nos corps et nos cerveaux dans les conditions d’ignorances scientifiques comme des personnes du XVIIe, du XIXe ou du XXIe siècle ? Les « ignorances », ces ignorances d’alors qui nous font sourire aujourd’hui, que nous oublions d’intégrer dans nos raisonnement face aux différentes péripéties de l’histoire… Une sacré démarche mentale mais qui permet de revisiter l’histoire non pas fort de nos connaissances actuelles mais celles absentes dans l’avant de nos jours.