Borne, 1ere Sinistre et ses casses sociales

Celle qui pronait la « valeur » de ses réformes : assurance-chômage, la SNCF, etc., a beau avoir été proche du PS, elle incarne la continuité d’un quinquennat très à droite.

Non, ce n’est pas de l’anti féminisme primaire. C’est juste un constat, elle va pouvoir poursuivre la mise en route de lois dites « sociales » qui sont uniquement destructrices des acquits de 1945.


Emmanuel Macron voulait nommer une femme. C’est fait. Il cherchait un profil capable de mener la « planification écologique », voire d’envoyer un message aux électeurs de centre gauche. C’est raté.

À 61 ans, Élisabeth Borne n’incarne pas non plus le renouveau ou la « méthode nouvelle » souhaitée à l’Élysée.

Membre de tous les gouvernements depuis 2017, sa nomination comme première ministre est l’aboutissement d’un parcours classique en Macronie, fait d’allers-retours entre la haute fonction publique et les conseils d’administration de grandes entreprises.

Fille de patrons dans l’industrie pharmaceutique, elle a le cursus scolaire d’une parfaite « techno » : polytechnicienne, diplômée des Ponts et chaussées et du Collège des ingénieurs, avant de faire ses premières armes au ministère de l’Équipement en 1987.

C’est alors qu’elle se rapproche de plusieurs figures du PS, sans jamais prendre sa carte au parti – contrairement à la République en marche (LR-EM), qu’elle rejoint en 2017.

Après un passage rapide à la Sonacotra, elle intègre divers cabinets de ministères socialistes, puis, en 1997, entre à Matignon comme conseillère technique chargée des transports.

Cette thématique est en effet devenue la spécialité d’Élisabeth Borne, qui lui vaudra d’être nommée en 2002 directrice de la stratégie de la SNCF, puis de la RATP, entre 2015 et 2017. « Élisabeth Borne n’y a pas laissé un souvenir impérissable en matière de défense du service public, estimait en 2017 le syndicaliste Fabien Cormier.  Avec elle, c’est le règne du tout-concurrence et du dumping social. »

La casse sociale et des services publics, Élisabeth Borne sait faire.

Ministre des Transports entre 2017 et 2019, c’est elle qui porte la réforme ferroviaire qui casse la SNCF et détruit le statut des cheminots, malgré une grève historique. Le « dialogue social » sera pourtant au programme de son passage à Matignon, avec la réforme des retraites, qu’elle devait déjà porter lors de son arrivée au ministère du Travail en juin 2020, avant d’être reportée.

Deux ans, rue de Grenelle, marqués par la pandémie, pendant laquelle elle a assuré que « ce n’est pas au travail que le virus circule » pour justifier le retour des travailleurs et l’absence de véritables mesures de protection, et a « laissé faire les licenciements par des entreprises qui avaient touché des aides publiques pendant la crise », retient l’économiste Maxime Combes. Surtout, c’est elle qui a mené la réforme de l’assurance-chômage, détruisant les droits de nombre d’allocataires.

Entre les Transports et le Travail, Élisabeth Borne a aussi connu un passage au ministère de l’Écologie. Et ça tombe bien : elle sera en charge de la planification écologique. […]

Une authentique technocrate jamais élue

Élisabeth Borne connait bien le dossier de l’écologie, pour avoir été directrice de cabinet de la ministre Ségolène Royal en 2014 et 2015. À ce titre, elle cosigne avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes l’accord qui allonge jusqu’à six ans les concessions accordées aux groupes privés…

Ce qui lui vaut d’être définie comme «  une technocrate (…) devenue au gré de ses allers-retours du public vers le privé la lobbyiste des groupes privés d’autoroutes ». Outre ses passages entre le privé et le public (comme à la fin des années 2000, où, cadre pour Eiffage, elle devient préfet de Poitou-Charentes), le député pointe aussi ses intérêts. Comme lorsqu’en 2020 elle a omis six mandats de sa déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, dont sa participation au conseil d’administration de l’Institut de la gestion déléguée (IGD), un lobby favorable à la délégation des services publics au privé…

La nomination d’Élisabeth Borne à Matignon est donc loin d’être une rupture dans la politique d’Emmanuel Macron. Avec elle, ce serait même « une nouvelle saison de maltraitance sociale », selon Jean-Luc Mélenchon.


Florent LE DU. Source (Extraits)


Lu dans un article du Huffington Post

Pour Julien Bayou, Olivier Faure ou encore Clémence Guetté, Élisabeth Borne est surtout la femme qui a porté les réformes les plus impopulaires du précédent quinquennat, à l’image de la refonte -décriée- de l’assurance chômage ou de celle de la SNCF. 

« En tant que Ministre du Travail, elle a perpétué une politique brutale à l’égard des personnes les plus vulnérables dans le pays », cinglent par exemple les dirigeants d’EELV dans un communiqué. Pour eux, le fait de voir une femme s’installer à Matignon, trente ans après Édith Cresson, est le « seul motif de satisfaction ».

Pour Jean-Luc Mélenchon, elle est « l’une des figures les plus dures de la maltraitance sociale macroniste ». « Une nouvelle saison de maltraitance sociale et écologique commence. Élisabeth Borne incarne la continuité de la politique du président de la République », a-t-il tonné lors d’une conférence de presse organisée quelques minutes seulement après l’annonce. […]


Source (extraits)


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