Le Vieux Continent risque d’être l’épicentre du prochain rebondissement de la crise mondiale. Imperturbables, les responsables économiques européens, tout en admettant la réalité des menaces, persistent à en renvoyer les causes aux «retards» européens dans les «réformes structurelles».

2 – LEXIQUE DE MOTS GLISSANTS

Il est bien normal que, selon ses idées politiques et sociales, on ne donne pas le même contenu à la liberté, à la démocratie, à l’économie, à la sécurité, à la justice, à la paix. Si le débat a lieu cartes sur tables et dans la clarté, il est sain. Au-delà des mots franchement piégés, sournois, forgés pour tromper, il en existe d’autres générateurs de quiproquos, d’ambiguïtés, de confusions.

… grâce à l’augmentation de la consommation ! (Sic)

L’INSEE vient de réviser la croissance de l’année 2014. Elle ne s’est pas élevée à 0,4 % du PIB, comme il l’avait précédemment annoncé, mais seulement à 0,2 %.

Surtout, la note de conjoncture de l’INSEE du 13 mai 2015 constate une augmentation de 0,6 % du PIB au 1er trimestre 2015.

Après un combat homérique mené au sabre en plastique et suivi d’une retraite en rase campagne, le premier ministre français Manuel Valls s’est félicité de l’accord trouvé avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes (SCA), le 9 avril dernier.

Face à la contestation fiscale qui persiste et à la contestation sociale qui s’amplifie chaque jour un peu plus, Jean-Marc Ayrault lance la contre-attaque. Dans un entretien aux « Echos », il indique qu’il n’est pas question de bouger sur la hausse de la TVA qui finance une partie de la baisse du coût du travail qu’apporte le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice).

L’article parle de la dette américaine … Processus et analyses sont identiques pour toutes dettes.

Cette article –très long, tiré de la revue L’Economie politique N°55 (Éditeur : Alternatives Économiques)- a été revu par mes soins. L’article se borne à décrire le processus, il ne porte pas sur les conséquences de la dette auprès des entreprises, de la population salariale, des retraites. MC

La crainte nationale et la mécompréhension que nous avons de la dette, des déficits et des emprunts ne sont pas illogiques, étant donné leur rôle dans la Grande Récession qui continue d’étouffer notre économie [1].