Samedi 3 juillet 2021, Attac menait une action pour « dénoncer l’enrichissement indécent des milliardaires pendant la crise ». Parmi eux, Bernard Arnault, ayant « vu ses avoirs personnels augmenter de 62 milliards d’euros », et son groupe LVMH, s’apprêtant à « verser 3 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires en 2021, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente ».

En signe de contestation, Attac a ainsi déployé une banderole sur l’immeuble-siège de LVMH pointant « le gang des profiteurs », et aspergé de gouache noire la Samaritaine, magasin du même groupe de luxe.

À peine la proclamation du cessez-le-feu officialisé, les rares médias couvrant l’evenement se détournent du conflit, privent le monde de reportage sur le terrain, d’explications sur la genese du conflit, voir denigrent les condamnations envers le belligérants.

De « Jupiter » au « président épidémiologiste », en passant par le « maître du temps » ou « docteur Macron », éditorialistes et journalistes politiques ne sont jamais à court d’imagination pour glorifier le président et assurer le service après-vente de sa communication.

 […] Dans son essai Jupiter et Mercure, le pouvoir présidentiel face à la presse, l’historien Alexis Lévrier retrace plus de soixante ans de relations passionnelles, souvent difficiles, parfois violentes entre les présidents de la Ve République et les journalistes.

À la faveur de la loi audiovisuelle en discussion au Parlement, le gendarme du PAF, qui change de nom, va voir son champ d’action élargi aux plateformes numériques du type Netflix et à la lutte contre les sites illégaux de streaming, de cinéma et de sport.

Le cinéaste Thomas Lilti a décliné en série de deux fois huit épisodes son film “Hippocrate”, féminisant notamment les personnages principaux.

Passionnante, la série diffusée sur Canal+ n’élude rien : ni le malaise des soignants conscients de leurs faiblesses, ni leurs relations parfois difficiles avec les soignés, ni la mort…

Les grandes plateformes numériques ont acquis une place prépondérante dans la diffusion et la production de l’information.

  • Ces plateformes sont-elles des médias à part entière ?
  • Comment interviennent-elles dans le débat public ?
  • Ont-elles une ligne éditoriale, voire politique ?

En quelques crobarts voilà l’ineptie étalée de la chaine de Bolloré, CNews

C8 n’en finit pas sa descente au niveau des racines de la bêtise, mais pour les dirigeants et propriétaires de Canal, qu’importe si la connerie humaine se laisse prendre dans les rets d’un pantin grimé et de ses équipes de bras cassés, ramassis de casseroles, de rejeter de toutes parts, d’intrigants, de guignols fantasques, voir d’escrocs, du moment que des couillons s’attardent devant le petit écran, grossissent l’audience, permettant ainsi de vendre de l’espace publicitaire… pour le plus grand contentement du bas de laine de Bolloré…

[…] Dans son cahier des charges TF1 n’avait pas déposé au CSA l’autorisation d’introduire des coupures publicitaires dans ses JT … pour ne pas utiliser un jour cette possibilité.  Vous connaissez la loi … c’est une putain chacun la b… à sa façon … !

Avec ces achats Bolloré (tout comme ses acolytes Arnault, Niel, Drahi, etc.) entendraient non seulement faire main basse sur l’édition mais aussi sur l’information et sa diffusion … Autrement dit : entendraient diriger la pensée des français … fort heureusement il reste quelques éditeurs hors de leurs prégnances permettant de percevoir d’autres versions des événements et interviews divers. MC

Le gouvernement veut continuer à vider de sa substance la grande loi sur la liberté de la presse et la liberté d’expression du 29 juillet 1881. Elle est pourtant au fondement de notre démocratie et constitue la traduction législative de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.