La fin d’année s’annonce compliquée pour le chef de l’État. Selon la dernière enquête mensuelle d’opinion BVA/La Tribune sur « les questions de l’économie », les réformes engagées par le gouvernement sur le plan économique sont jugées défavorablement par une large majorité de Français. Et malgré la nomination de nouveaux ministres lors du récent remaniement, le mécontentement est loin de s’apaiser.

A priori beaucoup de refus du côté des encartés de gauche –notamment membres du PS- pour entrer dans le nouveau gouvernement et c’est bien normal à partir du moment où Emmanuel 1er a confirmé qu’il ne changerait pas sa ligne politique – autrement dit qu’il confirmerait son attrait pour les orientations libérales qui ne sied nullement au développement d’une démocratie égalitaire. MC

Dans le maelstrom des annonces de reformes que ne cesse « d’ouvrir » Emmanuel Macron aux niveaux de fronts sociaux depuis le Code du travail à celle de la SNCF et des accès aux facs d’aujourd’hui, passe inaperçue « les reformes du front institutionnel ».

[Bercy se spécialise dans la fourniture de calculateurs une forme d’auto info contestable car dépourvues de reperes , de comparatifs. Cet automne déjà ce fut pour calculer des indemnités prudhommales possibles en cas de licenciement abusif.] MC

En faisant voter, dès 2007, un paquet fiscal très favorable aux plus aisés, Nicolas Sarkozy s’était vu affublé de l’étiquette  » président des riches « . A son tour, Emmanuel Macron est menacé du même péril.

Le Figaro. – Comment analysez-vous la crise actuelle entre les territoires et le gouvernement ?

François Baroin. – Au départ, il y avait une bonne intention, (…) … [d’]avoir une instance de dialogue, une conférence nationale des territoires.

Ce modèle social allemand qui inspire Emmanuel Macron. De quelques orientations syndicales ou politiques (et même sans), vous vous devez de prendre connaissance de cet article pour connaître la vérité parfaitement décrite, sur ce que certain appel le miracle allemand. Miracle vers lequel Macron entend répondre aux souhaits du Medef qui porte s’il est appliqué en France tant d’espérances et pour causes, tant de bénéfice de leurs poches. Malheur à bon, nombre d’entre nous surtout à ceux qui connaîtront le chômage ou qui ne possédons pas les finances ou de qualifications obligeant a une rétribution au-dessus de Smic. MC.

Certes il faut attendre qu’Emmanuel 1er et son affidée Pénicaud se décident a dévoiler l’intégralité des mesures qui constituerons les nouveaux droits et devoirs des entrepreneurs et salariés pour voir les réactions des partis politiques et des divers syndicats, mais la peur sans doute du feu qui gronde dans la population salariale ferait que le gouvernement et monseigneur des plates-bandes, hésitent a satisfaire pleinement les exigences du Medef et des dirigeants d’entreprises. MC

  • Selon un sondage Elabe, 69 % des Français sont favorables au retrait du texte pour éviter un blocage du pays. Pour l’Ifop, 62 % trouvent la mobilisation «justifiée» malgré les blocages, tandis que selon Elabe, ils sont 52 % à rejeter les modes d’action des contestataires…

… grâce à l’augmentation de la consommation ! (Sic)

L’INSEE vient de réviser la croissance de l’année 2014. Elle ne s’est pas élevée à 0,4 % du PIB, comme il l’avait précédemment annoncé, mais seulement à 0,2 %.

Surtout, la note de conjoncture de l’INSEE du 13 mai 2015 constate une augmentation de 0,6 % du PIB au 1er trimestre 2015.

Une nouvelle fois le gouvernement envisage une baisse des APL. Ces mesures, qui font suite à de nombreux rapports sur le coût de ces aides pour le budget de l’ État et celui de la CAF, vont pénaliser gravement une partie de la population.

Ce n’est pas parce que ce dispositif doit être mis en échéance à partir de 2017 qu’il ne faut pas lutter contre cette destruction programmée d’une partie de la sécurité sociale par ce gouvernement social libéral de Monsieur Hollande, sur les injonctions du Medef est dans la droite ligne des dispositions prises outre-Rhin par une Merkel pronant l’austérité et la destruction de tous les services publics au profit d’une concurrence marchande. MC

L’article 20 de la loi de programmation militaire, promulguée le 19 décembre 2013, autorise une surveillance généralisée des données numériques (…). Erigé en priorité absolue, l’impératif de sécurité change souvent de prétexte (subversion politique, « terrorisme ») mais conserve sa visée : gouverner les populations.

« Jamais nous ne nous lasserons d’offenser les imbéciles ».

Citation de Georges Bernanos

(…) Sans doute passablement plus embarrassant que les diversions militaires du Mali ou sociétales du mariage pour tous, l’épisode Cahuzac n’en a pas moins la vertu superficielle d’occuper les esprits à penser à autre chose – autre chose que le réel des politiques économiques et sociales dont les historiens du futur regarderont comme une insondable énigme qu’elles aient pu être proposées au suffrage sous le titre « le changement, c’est maintenant ».

C’est une constatation cruelle mais c’est une constatation nécessaire: il y a désormais en France deux partis de droite. Un parti à tendance néofasciste, l’UMP à la sauce FN, et un parti néolibéral qui ne porte plus le nom de socialiste que par paresse.

Afin de préserver l’offre de soins de proximité des hôpitaux locaux et inciter les médecins libéraux à y exercer, la Cour des comptes préconise un “pilotage plus dynamique” et une refonte de leur modèle tarifaire dans son rapport sur la Sécurité sociale.

Le gouvernement multiplie les ballons d’essai sur le financement des pensions. A maintes reprises, il a exposé la piste d’une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) comme « incontournable ». Une perspective qui ne pourrait que réjouir le patronat, dont les caisses seraient une fois de plus épargnées…

Si le tabou de l’universalité des prestations est brisé, les libéraux se frotteront les mains.

Ah ! Les indécrottables égoïstes… Il a suffi que François Hollande annonce puis que Jean-Marc Ayrault confirme une réforme du système français des allocations familiales pour qu’aussitôt une campagne s’engage pour stigmatiser, sur ce registre, les opposants au projet.

Les subventions aux associations caritatives que Bruxelles entend interdire sous prétexte de concurrence déloyale d’une part  et d’autre part les restrictions budgétaires instaurées par l’Union européenne au gouvernement et que ce dernier impose par contre coup aux collectivités locales envers tous les organisations sociales loi 1901, nous amène un jour ou l’autre à ce dessin.