[…] … Seule l’augmentation de [la productivité], induite par le choc encore largement à venir de l’économie numérique, permettra de retrouver une progression significative du pouvoir d’achat et ouvrira pour nos enfants la perspective d’un niveau de vie moyen supérieur au nôtre. [Voilà une position… qui en laissera plus d’un, pantois – MC – ]

Amiens, ancienne usine Whirlpool et centre-ville. « Peu importe qui est au pouvoir… » Deux lettres, « WN », signalent qu’une page s’est tournée sur le site industriel, l’un des symboles de la présidentielle 2017. A Amiens, 186 salariés Whirlpool, victimes de la délocalisation, retrouvent les lignes de production sous l’impulsion de leur repreneur.

Dans une sourde colère contre les multiples reformes, les Français rongent leurs freins d’autant que chômage, pouvoir d’achat et libertés qui se restreignent chaque mois, constituant l’augmentation des soucis que subit la grande majorité des salariés et retraités, alors que d’autres se complaisent dans un monde de plus en plus doré. MC

[Bercy se spécialise dans la fourniture de calculateurs une forme d’auto info contestable car dépourvues de reperes , de comparatifs. Cet automne déjà ce fut pour calculer des indemnités prudhommales possibles en cas de licenciement abusif.] MC

Face à la contestation fiscale qui persiste et à la contestation sociale qui s’amplifie chaque jour un peu plus, Jean-Marc Ayrault lance la contre-attaque. Dans un entretien aux « Echos », il indique qu’il n’est pas question de bouger sur la hausse de la TVA qui finance une partie de la baisse du coût du travail qu’apporte le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice).

Plus que l’immigration et les émigrés, autrefois principaux fonds de commerce de l’extrême droite, la politique européenne d’austérité amène aux récessions sociales, à la perte de pouvoirs d’achats, au chômage,  propulsant dans un réflexe de repli égoïste et d’autodéfense injustifiés et sans fondement réel, traverse une partie de la population européenne et les amène à tort parce qu’il ne résoudrait rien, vers un vote de « type Le Péniste ». C’est un autre politique économique et social qu’il faut mettre en place mais pour cela il faut sortir de la mainmise de l’Allemagne de Merkel, de la BCE, de la commission européenne. MC

Progression de la précarité et recul de la protection sociale… face à ce double mouvement que connaît notre société, de nouvelles formes de solidarité tendent à émerger pour compenser les errements de la solidarité nationale. Innovations sociales ou échec de l’État ?

Le lecteur sera sans doute content de constater que le PIB de la France n’est pas en récession. « Récession » terme qui alimenterait, à n’en pas douter, les décisions du gouvernement pour imposer un sérieux tour de vis au pouvoir d’achat des Français qui, assurément, n’en ont pas besoin. N’étant pas dans ce cas, le gouvernement hésite aux vues de ces résultats, à jouer la carte du libéralisme, prôné par Bruxelles, avec ses plans austéritaires.

Dans le même temps récession ne veut absolument pas dire « gel » de tous les prix, hélas ! Chaque acheteuse, acheteur, constate journellement l’envolée des prix à la consommation ; un des exemples les plus honteux et celui de l’énergie, pétrolière au/et gazières dont les augmentations ne servent qu’à enrichir les actionnaires.

Si l’on entend parler de nombreuses faillites des producteurs alimentaires, agriculteurs, éleveurs en tête, il n’en est rien des industriels de cette branche, grossistes comme hyper ou supermarché…

Connaissez-vous le livre « au bon beurre » de Jean Dutourd – En France, sous l’occupation allemande, les propriétaires de la crémerie « Au bon beurre » s’enrichissent grâce à la misère des autres -? Ce n’est pas la guerre « traditionnelle 40-45 » certes, mais celle économique d’aujourd’hui y ressemble. MC