Depuis la victoire de Syriza en Grèce le 25 janvier, et a fortiori à travers la dernière séquence politique des négociations dans la zone euro, a mis en lumière la violence avec laquelle les dirigeants de l’Eurogroupe, Merkel en tête, au service de la finance, s’appuyant sur l’extrême droite et bénéficiant du silence complice des autres, a piétiner la démocratie et punir un peuple, qui a osé dire non à l’austérité.

Un audit demandé par la présidente du Parlement grec tend à prouver que la dette du pays repose sur des bases illégales. Pourquoi les Grecs devraient-ils rembourser ces créances illégitimes et pourquoi Tsipras s’est-il montré si discret ?

Quelques jours avant le référendum, un conseiller important du gouvernement grec, au cœur des négociations avec Bruxelles, a reçu Mediapart. Il raconte les cinq mois du gouvernement de Syriza, les discussions avec les Européens, la situation catastrophique de la Grèce. Il détaille surtout la stratégie d’étouffement mise en place méthodiquement par l’Eurogroupe et l’asphyxie financière qui a détruit l’économie grecque.    (…)

La Banque centrale européenne a fini par consentir, au bout de sept ans de crise, à lancer un programme de rachat régulier de titres publics et privés sur le marché secondaire des obligations. Elle avait commencé à le faire dans le cadre du programme OMT  [1], et elle détient déjà environ 300 milliards d’euros de titres publics. Elle avait aussi tenté de refinancer les banques avec les opérations LTRO et TLTRO  [2], sans grand succès, car l’économie productive ne demandant que peu de crédits aux banques, celles-ci avaient peu de besoins de refinancement.

Les marchés n’aiment pas les élections.

Encore moins quand elles portent au pouvoir un gouvernement de gauche soucieux d’abord de satisfaire sa population. L’annonce, mercredi, par le nouveau gouvernement d’Alexis Tsipras de l’arrêt de certaines privatisations clés comme celle du port du Pirée ou de la compagnie national d’électricité (DEI), ainsi que la réaffirmation de sa détermination à tourner la page de l’austérité, ont immédiatement été suivies d’une chute de la Bourse et notamment des grandes banques.

C’est un concert de louanges qui a été entendu en France au lendemain du scrutin grec, jusqu’au PS qui a salué la «  victoire de la gauche  », alors que le parti socialiste Pasok essuyait une défaite historique. François Hollande va-t-il dès lors soutenir Aléxis Tsípras dans sa volonté de voir effacée purement et simplement une grande partie de la dette grecque ?

Au moment de l’organisation de la manifestation « pour la VIe République » j’avais eu la curiosité de faire un petit tour sur le site du Parti de gauche pour comprendre sa démarche institutionnelle. Ces colonnes ont accueilli l’expression de ma consternation.

Voici un fait inédit dans l’Union européenne : la pression populaire a conduit à ce qu’aucun parlementaire chypriote n’approuve le maléfique diktat concocté par le nouveau directoire des affaires européennes, baptisé « la troïka » – Commission de Bruxelles, Banque centrale européenne et… Fonds monétaire international –, aux ordres exclusifs de Mme Merkel. Celle-ci avait soutenu l’élection du nouveau président de Chypre contre le candidat des communistes.

JEAN-JACQUES ROUSSEAU affirmait que la démocratie « est un gouvernement si parfait qu’il convient aux dieux et pas aux hommes ». Dans la mesure où il y a peu d’espoir que les hommes deviennent dieux dans un proche avenir, faut-il se résigner à disposer d’une démocratie de plus en plus imparfaite ?

 

* Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, (TSCG)  instituant l’austérité et la dépendance budgétaire par l’union européenne – Perte par la France de sa souveraineté budgétaire .

Depuis près de trois ans, le gouvernement d’Angela Merkel s’oppose aux mesures indispensables pour espérer résoudre la grave crise que traverse la zone euro. […] Malgré ses conséquences très négatives pour la zone euro, cette intransigeance bénéficie outre-Rhin d’un large soutien. A cela, il y a beaucoup de mauvaises raisons, mais aussi quelques bonnes.

 

Voilà bien un type d’exposé semblant amener à une solution à la crise mais à bien regarder c’est bien pour la relance de l’économie libérale, qu’il s’agit. Toutefois si j’ai « posté » cet article sur mon blog c’est avant tout parce qu’il faut connaitre toutes les infos afin que chacune, chacun, puisse se faire une idée en connaissance de cause. Mais au fait : les eurosceptiques ont-ils raison ? MC