Onze ans après le krach de 2008, les banques restent bien fragiles […]. Des difficultés des banques, on ne voit bien souvent que les plans de licenciement, qui suivent et se ressemblent. Plusieurs études parues ces dernières semaines montrent que la crise est très profonde.

Une chose très curieuse s’est produite ces dernières années : de nombreux citoyens de gauche ont été conduits à penser que des frontières ouvertes nuisaient à la classe ouvrière. « Je n’ai jamais été pour la liberté d’installation », a plusieurs fois affirmé M. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise).

La libre circulation des marchandises et du capital a mis en concurrence les territoires, les salariés du monde entier et a transformé les logiques de la production à l’échelle mondiale : pression à la baisse sur les salaires au Nord, utilisation de main-d’œuvre industrielle à bas coût dans les périphéries, réorganisation du processus de production à l’échelle mondiale…

Un gouvernement — progressiste ou réactionnaire — prend une décision qui contrevient aux préférences de la finance. Les marchés menacent, le pouvoir politique renonce, les médias applaudissent. […] Les Européens viennent de le redécouvrir : l’un des acteurs les plus influents de leurs démocraties se préoccupe peu des urnes. Son nom ? « L’investisseur ».

… on a appris que la Deutsche Bank allait recevoir une amende colossale, d’au moins 5 milliards d’euros. Condamnée par les Américains pour sa participation à la crise des subprimes, qui fit s’effondrer la planète finance en 2007-2008. Nous étions prêt à emboîter le pas au social-démocrate (SPD) Sigmar Gabriel.

Serez-vous capable de démêler la vérité après avoir lu ces 2 articles émanant respectivement du quotidien « libération » et du « Figaro ». Qui croire en cette fin de quinquennat où toutes les annonces sont permises selon que l’on est pro gouvernemental ou opposé à sa politique. Reste que le lecteur qui sera demain un électeur, devrait pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie et en la matière ce n’est pas dans les médias qu’il faut rechercher la vérité. MC

Le Vieux Continent risque d’être l’épicentre du prochain rebondissement de la crise mondiale. Imperturbables, les responsables économiques européens, tout en admettant la réalité des menaces, persistent à en renvoyer les causes aux «retards» européens dans les «réformes structurelles».

Il y a bientôt des élections au Portugal, il ne faudrait surtout pas que ce pays glisse a gauche du côté de ceux qui veulent changer le traité européen, le FMI veille, grosses entreprises et fortunés, actionnaires, n’ayez pas trop d’inquiétudes, il fera TOUT pour ne pas renouveler l’affaire grecque.

Humour très noir ! MC

Merkel, Hollande, Lagarde, Juncker, Draghi, Schäuble, Gabriel, Moscovici… sont à la Grèce de Tsipras ce que furent la CIA, Nixon et Kissinger au Chili d’Allende.

Dans les deux cas : nier le choix populaire et déstabiliser un gouvernement démocratiquement élu.

C’est peu dire que les dernières propositions des créanciers de la Grèce, mises en ligne dimanche 28 juin sur le site Internet de la Commission européenne, suscitent les critiques. Patrick Artus, le chef économiste de Natixis, qu’on ne peut soupçonner d’être proche de Syriza – le parti grec de la gauche radicale, au pouvoir à Athènes – résume assez bien la pensée dominante :  » Aucun économiste sérieux ne peut avaliser ce plan mal fichu et très déraisonnable « , a-t-il déclaré, lundi 29 juin, au Monde.

Dans le but de dissocier nos concitoyens et ceux d’autres pays européens, des ministres, des journalistes, qui prétendent pourtant être des apôtres de la construction européenne, racontent un énorme mensonge à propos du remboursement de la dette de la Grèce. Ils tentent de faire croire que si ce pays ne payait pas son énorme dette chacune et chacun d’entre nous devrait payer 731 euros sous forme sans doute d’augmentation d’impôt.

Vu d’Allemagne : Il est urgent que la chancelière trouve une alternative à sa politique anti-crise. Ces cinq derniers jours ont révélé de manière plus éclatante que jamais toute l’étendue du fiasco de la politique anti-crise d’ Angela Merkel. La cure d’ austérité prescrite par la chancelière s’ est soldée par une déflation dans la zone euro et par une récession chronique dans le sud de l’Europe.

La Banque Centrale Européenne menace d’étouffer l’État grec. Elle n’a que faire du choix des électeurs et entend imposer la terrible loi d’une austérité – menée au grand bonheur des financiers des banques privées et commandité par A. Merkel et sa politique économique expansionniste.- MC