Damien porte une cible noir sur son manteau. « Mon ministère de la culture est en danger », peut-on y lire. Il est 14 heures ce jeudi à Bercy (Paris 12e) et ce fonctionnaire, qui travaille au château de Versailles (Yvelines), s’apprête à prendre le départ de la manifestation des fonctionnaires.

Ce qu’il a dit est révoltant, à quel moment prendra-t-il une vraie gifle politique ?

Un de ces revers qui déboulonnera sa seigneurie. A le voir sortir ses fausses vérités en les soulignant d’un sourire se voulant charmeur mais qui n’est autre que condescendant façon  « ma pauvre dame a votre âge faut encore qu’on vous explique le B, A, BA ».

L’accord de principe sur les retraites complémentaires Agirc et Arrco, signé le 16 octobre dernier entre le patronat (Mouvement des entreprises de France, Confédération générale des petites et moyennes entreprises et Union des professions artisanales) et trois syndicats (Confédération française démocratique du travail, Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres et Confédération française des travailleurs chrétiens), se traduit par un recul de l’âge de la retraite et une baisse des pensions. Pas étonnant que le président du Medef, M. Pierre Gattaz, pourtant avare de compliments en général, salue le courage de ces représentants des salariés : « Je voudrais d’ailleurs [leur] rendre hommage. Ils ont joué un rôle très important et ont été responsables (1). »

Alors que le pays est miné par le chômage et la précarité de l’emploi, le suspens entretenu jusqu’à 8 septembre par le pouvoir sur une éventuelle baisse des impôts en 2016 devient totalement indécent.

Ni l’État, ni les compagnies d’assurances ne peuvent s’emparer seuls du sujet. Pour répondre au défi du financement, il est nécessaire de mettre en place une logique de partenariat privé/public. [C’est l’avis du journal. MC]

Face à la contestation fiscale qui persiste et à la contestation sociale qui s’amplifie chaque jour un peu plus, Jean-Marc Ayrault lance la contre-attaque. Dans un entretien aux « Echos », il indique qu’il n’est pas question de bouger sur la hausse de la TVA qui finance une partie de la baisse du coût du travail qu’apporte le crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice).

Après le mercredi 4 septembre, à proximité de l’Élysée, où a eu lieu la conférence de presse de lancement de la campagne unitaire et citoyenne Retraites 2013 regroupant un large arc de forces associatives, syndicales et politiques. Avant la journée de revendication pour les retraites du 10 septembre 2013 ….

En un an, le gouvernement socialiste a accumulé renoncements et volte-face : signature du Pacte budgétaire, non-réforme fiscale, non-réforme bancaire, sabotage en cours de la timide taxe européenne sur les transactions financières.

Aujourd’hui, c’est au tour de la réforme des retraites qui approfondit les réformes précédentes menées par les gouvernements de droite.

Le gouvernement multiplie les ballons d’essai sur le financement des pensions. A maintes reprises, il a exposé la piste d’une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) comme « incontournable ». Une perspective qui ne pourrait que réjouir le patronat, dont les caisses seraient une fois de plus épargnées…

Haro sur les retraités … comme ses prédécesseurs. Ce gouvernement fait tout l’inverse pour les retraités. MC

Baisser le niveau de vie des retraités constitue donc un véritable danger pour notre économie : les retraités assurent plus de la moitié des dépenses de consommation, 64 % des dépenses de santé, 60 % de celles d’alimentation ou encore 58 % de celles d’équipement de la maison, selon le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

Si le tabou de l’universalité des prestations est brisé, les libéraux se frotteront les mains.

Ah ! Les indécrottables égoïstes… Il a suffi que François Hollande annonce puis que Jean-Marc Ayrault confirme une réforme du système français des allocations familiales pour qu’aussitôt une campagne s’engage pour stigmatiser, sur ce registre, les opposants au projet.

Les discussions autour du rapport de M Louis Gallois sur la compétitivité des entreprises françaises mettent l’accent sur la réduction des « charges ». Elles alimentent un débat biaisé. Patronat et gouvernement agissent en effet comme si les cotisations sociales – le vrai nom des dites « charges » – étaient un prélèvement indu qui handicape le développement économique. Or les cotisations constituent d’abord une part du salaire.

Progression de la précarité et recul de la protection sociale… face à ce double mouvement que connaît notre société, de nouvelles formes de solidarité tendent à émerger pour compenser les errements de la solidarité nationale. Innovations sociales ou échec de l’État ?

Voilà bien le sujet qui fâche l’opinion publique, c’est bien l’emploi par le gouvernement des finances publiques issues de l’impôt que chaque contribuable paie. Que dire alors dont la façon est analysée le budget de la nation par les différentes organisations politiques. À vrai dire chacun tire à soi la couverture, démontre en fonction de son orientation, mais entre nous, n’existe-t-il qu’une seule façon de voir, d’appréhender les comptes publics ? MC

Au fur et à mesure que montent, parmi les électeurs, les adhérents et même les parlementaires du Parti socialiste (et d’ “Europe-écologie- les verts”) , des interrogations sinon une franche hostilité vis-à-vis du traité budgétaire européen, des dirigeants et des personnalités du PS multiplient les interventions en faveur de la ratification de ce texte,décidément mal aimé dans le “peuple de gauche”. Il est intéressant de voir de plus près les arguments utilisés…

Pour attirer les riches contribuables, la Belgique connaît la recette : son code des impôts dispense les détenteurs de capitaux de déclarer la majeure partie de leurs plus-values et dividendes. Savamment entretenue par les pouvoirs publics, cette dissimulation légale empêche de prendre la pleine mesure des inégalités sociales et constitue un frein à la mobilisation politique.

Durant la campagne présidentielle française de 2012, a été pointé du doigt le paisible royaume de Belgique, accusé d’abriter un nombre croissant de riches exilés français attirés par l’avantageux régime fiscal d’un plat pays qui n’est pas le leur.