Serez-vous capable de démêler la vérité après avoir lu ces 2 articles émanant respectivement du quotidien « libération » et du « Figaro ». Qui croire en cette fin de quinquennat où toutes les annonces sont permises selon que l’on est pro gouvernemental ou opposé à sa politique. Reste que le lecteur qui sera demain un électeur, devrait pouvoir séparer le bon grain de l’ivraie et en la matière ce n’est pas dans les médias qu’il faut rechercher la vérité. MC

La plaisanterie est attribuée à l’économiste américain Joseph Stiglitz : « Maintenant, un bus suffit pour rassembler les milliardaires qui possèdent la moitié des richesses mondiales. » Pour poursuivre, il aurait fallu deux wagons ou un peu plus pour véhiculer les milliardaires les plus riches en 2010. Cette image résume à elle seule l’accumulation de richesses et le creusement des inégalités sans précédent dans le monde depuis la fin du XIXe ou au début du XXe siècle.

Alexis Tsipras et l’Europe, c’est comme le théâtre d’ombres, on devine les mouvements mais on ne sait pas qui joue quel rôle. Pour le blogueur Loucas Stamellos, cofondateur du site alternatif OmniaTV, cela s’apparente même à « un Guignol qui joue sans véritable adversaire, car Alexis Tsipras est actuellement le seul politicien en position de gouverner le pays ».

En écho aux mouvements sociaux et paysans à l’échelle du monde se fait jour le besoin urgent de réformes agraires pour garantir la souveraineté alimentaire.

La démocratie est la meilleure arme contre l’ordolibéralisme. Des leaders politiques français ont appelé, avec Yanis Varoufakis, à la tenue d’un sommet internationaliste du plan B.

Depuis la victoire de Syriza en Grèce le 25 janvier, et a fortiori à travers la dernière séquence politique des négociations dans la zone euro, a mis en lumière la violence avec laquelle les dirigeants de l’Eurogroupe, Merkel en tête, au service de la finance, s’appuyant sur l’extrême droite et bénéficiant du silence complice des autres, a piétiner la démocratie et punir un peuple, qui a osé dire non à l’austérité.

Un audit demandé par la présidente du Parlement grec tend à prouver que la dette du pays repose sur des bases illégales. Pourquoi les Grecs devraient-ils rembourser ces créances illégitimes et pourquoi Tsipras s’est-il montré si discret ?

Les marchés n’aiment pas les élections.

Encore moins quand elles portent au pouvoir un gouvernement de gauche soucieux d’abord de satisfaire sa population. L’annonce, mercredi, par le nouveau gouvernement d’Alexis Tsipras de l’arrêt de certaines privatisations clés comme celle du port du Pirée ou de la compagnie national d’électricité (DEI), ainsi que la réaffirmation de sa détermination à tourner la page de l’austérité, ont immédiatement été suivies d’une chute de la Bourse et notamment des grandes banques.

C’est un concert de louanges qui a été entendu en France au lendemain du scrutin grec, jusqu’au PS qui a salué la «  victoire de la gauche  », alors que le parti socialiste Pasok essuyait une défaite historique. François Hollande va-t-il dès lors soutenir Aléxis Tsípras dans sa volonté de voir effacée purement et simplement une grande partie de la dette grecque ?

La fraude sociale : ce sport national qui plombe notre économie » ; « Fisc, Sécu, chômage : ce que les fraudeurs nous coûtent » ; « Fraudeurs de la Sécu. Ceux qui ruinent la France » ; « La grande triche. Enquête sur les 15 milliards volés à la protection sociale » ; « La France des assistés. Ces « allocs » qui découragent le travail » (1) …

Voici un fait inédit dans l’Union européenne : la pression populaire a conduit à ce qu’aucun parlementaire chypriote n’approuve le maléfique diktat concocté par le nouveau directoire des affaires européennes, baptisé « la troïka » – Commission de Bruxelles, Banque centrale européenne et… Fonds monétaire international –, aux ordres exclusifs de Mme Merkel. Celle-ci avait soutenu l’élection du nouveau président de Chypre contre le candidat des communistes.

JEAN-JACQUES ROUSSEAU affirmait que la démocratie « est un gouvernement si parfait qu’il convient aux dieux et pas aux hommes ». Dans la mesure où il y a peu d’espoir que les hommes deviennent dieux dans un proche avenir, faut-il se résigner à disposer d’une démocratie de plus en plus imparfaite ?

L’ Union européenne fait aujourd’hui le choix de l’austérité face à la crise économique mais se lance en même temps dans le sauvetage — avec des fonds publics — des banques privées qui auraient dû faire faillite à cause de leur mauvaise gestion. Est-ce vraiment la seule solution viable ?

Salim Lamrani se penche sur le cas de l’Islande, un exemple que les médias et les apprentis sorciers de la finance européenne préfèrent passer sous silence. Réseau Voltaire | Paris (France) | 18 octobre 2012 

 

Le problème fondamental qui se pose n’est pas uniquement « vivre », mais « comment vivre en ayant les moyens de construire son bonheur », car survivre ne suffit pas… Au premier rang est donc le fait de se nourrir correctement sans être l’otage d’une minorité dominant la société. Car on peut affirmer qu’il n’y a pas de démocratie sans être maître de son propre destin.

Sur cette voie, le concept de souveraineté alimentaire désigne le droit des populations, de leurs États ou Unions, à définir leur politique agricole et alimentaire afin de l’adapter au mieux aux besoins des individus qui composent leur population.