A la Fête de l’Humanité, samedi 16 septembre, c’était le jour du grand méli-mélo des gauches : inauguration du stand du mouvement Génération.s par Benoît Hamon et Yanis Varoufakis, présence de l’Insoumis François Ruffin dans les travées du site de la Courneuve (invité à faire des selfies ou à boire des demis tous les deux mètres), et, bien sûr, discours annuel du secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, devant des représentants de l’ensemble des forces de la gauche française.

Une revue de presse portant un éclairage singulier, en plein désarroi, se cherchant tout en jouant au chat et à la souris, chacun voulant conserver une part d’autonomie, de libre expression et choix, dans un rassemblement souhaité, mais sur quel contrat présidentiel et tout en tenant compte des enjeux pour obtenir le maximum d’élus de gauche ? MC

L’annonce, le 26 avril dernier, de la création du Parti de la démondialisation (le Pardem), commence à être relayée par la presse, les médias audio-visuels, des blogs, sur les réseaux sociaux. Une question vient immédiatement dans les commentaires : « Qui sont les animateurs de ce nouveau parti ? ».

C’est un lapsus qui ne trompe pas. Il a essayé à plusieurs reprises, mais non, Pierre Laurent ne parvient pas à parler d’homme (ou de femme) « providentiel », remplaçant chaque fois ce dernier adjectif par « présidentiel ». C’est comme ça, chez le secrétaire national du PCF, invité le 24 mars après-midi des Rencontres Sciences Po- « Sud Ouest », le collectif est décidément trop fort.

Pierre Laurent mènera la liste Front de gauche en région parisienne.

Il était temps. A dix semaines du premier tour des régionales, dimanche 6 décembre, les différentes composantes du Front de gauche ont fini par se mettre d’accord pour partir ensemble à la bataille en Ile-de-France.

On peut avoir historiquement raison et politiquement tort. François Hollande l’a montré dimanche sur Canal + avec son allusion à une Marine Le Pen qui parlerait aujourd’hui comme dans les tracts du PCF « des années 70 » lorsqu’elle fait de la nationalisation des grandes entreprises et la fermeture des frontières les leviers patriotiques du redressement économique. De fait, à bien des égards, cette vision de l’économie, étatiste et anti-européenne, présente des analogies avec celle du PCF de Georges Marchais, mais la comparaison s’arrête là où un fossé sépare ce parti arcbouté sur les acquis sociaux et voulant faire payer les riches, d’un FN qui prend prioritairement pour cibles les immigrés et les « assistés ».

J’ai écris le texte ci-dessous pour un autre de mes blogs le Jeudi 14 juin 2012. Pratiquement un an après, en le relisant et à la veille des municipales de 2014, je me dis que le Parti Communiste ayant longtemps été soutenu par sa population, ses électeurs d’alors, se doit de chercher à comprendre son déclin dans ses banlieues, s’il veut exister encore, après mars 2014.