A la Fête de l’Humanité, samedi 16 septembre, c’était le jour du grand méli-mélo des gauches : inauguration du stand du mouvement Génération.s par Benoît Hamon et Yanis Varoufakis, présence de l’Insoumis François Ruffin dans les travées du site de la Courneuve (invité à faire des selfies ou à boire des demis tous les deux mètres), et, bien sûr, discours annuel du secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, devant des représentants de l’ensemble des forces de la gauche française.

Un mois après les élections régionales, les écologistes sont encore sonnés. Il y a bien sûr les scores du Front national au premier tour, le 6 décembre 2015, qui restent gravés dans la tête de chacun. Mais il y a surtout leurs résultats : 6,81 % des voix ; 66 élus contre 265 cinq ans plus tôt. Une des plus mauvaises performances d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) dans une élection qui lui est pourtant réputée favorable.

À deux mois de la COP21, les députés de gauche ont mis le gouvernement en minorité lundi soir, en votant une augmentation de l’aide publique au développement et au climat. Ils s’appuient sur les déclarations de François Hollande pour motiver leur vote, lui qui a promis 4 milliards d’euros de plus d’ici 2020.

Écrit dans « les Échos » journal absolument opposés aux politiques de gauche, un article m’oblige a reconnaitre la justesse des propos qu’il contient. Bien évidemment tant que la gauche –la vraie gauche– s’éparpillera en division, tant que régnerons chef-chef et sous-chef,  ou même des chef-chef chacun cloisonnés dans leur unité et leur absolu entêtement, ne réaliseront pas qu’il faut d’abord jeter des bases commune et solides sur des points précis, à la fois en matière économique mais aussi sociétale, la gauche –la vraie gauche– désunie n’existera que de façon marginale alors que des exemples nous venant d’autres pays européens comme Syriza et demain Podemos devraient nous inciter a plus de réalisme. MC

Lorsque médias et sondages se trompent, c’est assez jouissif de voir et d’entendre les rétropédalages de certains de ces supports et leaders politiques. En conclusion lorsque les électeurs décident de leur propre chef il n’y a plus qu’à attendre le résultat des urnes. Savourons à juste titre cet article paru dans « le Figaro » . MC

Au sud de Tours, à Monts, un collectif de citoyens s’oppose au projet d’extension d’une exploitation laitière où pourraient être concentrés 2 200 animaux.

La ferme des 1 000 vaches, en Picardie, paraîtrait presque ridicule face au projet d’extension de l’exploitation laitière de La Tardivière, sur la commune de Monts, à moins d’une vingtaine de kilomètres au sud de Tours.

 

Le 30 septembre à Paris contre le TSCG.

Initié par le Front de gauche, l’appel à manifester le 30 septembre s’est élargi. Il va désormais bien au-delà de ses rangs.

Et si le peuple, qui n’y était surtout pas convié, s’invitait quand même dans le débat ? L’idée d’organiser une grande manifestation populaire courait déjà depuis quelques semaines dans les milieux associatifs et syndicaux, en particulier dans les rangs du collectif L’audit de la dette. Elle a été saisie au vol par Jean-Luc Mélenchon, un jour d’été à Grenoble, aux Estivales du Front de gauche. Puis, rebondissant de réunions publiques en assemblées citoyennes, attirant autour d’elle un nombre croissant d’associations et de syndicats, roulant jusqu’à la Fête de l’ Huma, la mobilisation du 30 septembre est devenue davantage qu’un « Front du non au traité » : le « signal de départ d’une campagne nationale contre l’austérité ».

Au fur et à mesure que montent, parmi les électeurs, les adhérents et même les parlementaires du Parti socialiste (et d’ “Europe-écologie- les verts”) , des interrogations sinon une franche hostilité vis-à-vis du traité budgétaire européen, des dirigeants et des personnalités du PS multiplient les interventions en faveur de la ratification de ce texte,décidément mal aimé dans le “peuple de gauche”. Il est intéressant de voir de plus près les arguments utilisés…

20 ans le 20 septembre que les pays Européens sont arrimés au libéralisme débridé. 20 ans que  le traité de Maastricht est ratifié, 20 ans que les salariés subissent des restrictions sur leur avantages sociaux, leurs salaires, leurs retraites, sont entrainés dans la flexibilité des boulots à la petite semaine.

Que dire de la perte de démocratie des états par une supra institution Bruxelloise; d’un libéralisme au service d’organisme bancaires et financiers agissant comme des sangsues pour le bien-être de leurs actionnaires.

Cette Europe-là exclusivement orientée pour les financiers et actionnaires, est avant tout contre les peuples. Elle annihile tous espoirs d’harmonisations des volets sociaux, des salaires, du pouvoir d’achat et des retraites. Elle divise les salariés et employés pour améliorer encore et toujours plus, la rentabilité financière des acquits de certains nantis. MC.