(…) Ce tribunal a presque autant d’importance qu’un Président ; certainement davantage sur le long terme. Après tout, le Président n’est que locataire de la Maison Blanche pour quatre où huit ans s’il est réélu. Alors qu’un juge de la Cour suprême y siège jusqu’à sa mort. (…)

L’arrivée de M. Barack Obama à la Maison Blanche, en janvier 2009, a fait naître de nombreux espoirs chez les Noirs : elle devait ouvrir le chemin vers une « Amérique post-raciale » débarrassée de ses divisions fondées sur la couleur de peau. Le scénario inverse s’est enclenché, et l’optimisme a cédé la place à la désillusion.

On la dit machiavélique, cynique, corrompue ; on l’accuse d’arrogance, de mépris envers les humbles, de manque d’empathie ; et on affirme qu’on ne peut lui faire confiance. Nul doute que Hillary Clinton attire les blâmes et les anathèmes, et pas seulement de la part de ses adversaires les plus radicaux qui, eux, la peignent en sorcière maléfique.

« Quand je serai élu, je suspendrai l’immigration depuis les régions du monde qui sont historiquement une source de terrorisme contre les Etats-Unis, l’Europe ou nos alliés », promettait lundi Donald Trump, au lendemain de la tuerie d’Orlando qui a fait 49 morts dans un club gay.

Les technocrates de Bruxelles et de Washington sont enfin rattrapés par la politique. Le 13e round de négociations du traité de libre-échange UE-États-Unis, dit « Tafta » ou « TTIP », a débuté sous le feu médiatique.

Coup double pour le président russe, qui vient de faire irruption sur le champ de bataille syrien. M. Vladimir Poutine a fait savoir qu’il avait reçu au Kremlin le président Bachar Al-Assad ; dans la foulée, il a organisé une réunion quadripartite (Etats-Unis, Russie, Arabie saoudite, Turquie) sur le « processus politique » censé succéder aux frappes militaires. Une fois de plus, la France semble hors jeu.

Après les mensonges sur l’Irak et les armes de destruction massive en 2003, un rapport vient remettre en cause les arguments avancés en septembre dernier pour intervenir militairement on Syrie. Rien n’indique avec certitude que l’attaque chimique ayant entraîné la mort de dizaines de personnes dans la banlieue de Damas venait des forces de Bachar Al Assad.