Trop peu fortunées pour bénéficier de la suppression de l’ISF – mais pas toujours pour échapper à l’impôt sur la fortune immobilière… – et trop aisées pour profiter des baisses de prélèvements ou des hausses de prestations, elles sont une nouvelle fois, de l’aveu même du ministère des Finances, les dindons de la farce budgétaire.

« Bonnets rouges » après « pigeons », les mouvements populistes et corporatistes de refus de l’impôt se multiplient, dénonçant « une fiscalité confiscatoire », censée « alimenter la gabegie de nos élites corrompues »… Au contraire, les Républicains célèbrent les 100 ans de l’impôt sur le revenu (IR). Ils ont à cœur de rappeler que : l’impôt c’est les services publics, vecteur d’égalité et « patrimoine de ceux qui n’en ont pas ». Sans impôts, pas d’hôpitaux, d’écoles, de crèches, de police, de justice… Évidemment, nous trouvons toujours nos impôts trop lourds, surtout quand nos services publics se dégradent…

Mais la conversion du Gouvernement à une doctrine encore plus libérale que celle de la précédente majorité oblige tous ceux qui veulent résister à l’injustice sociale et fiscale à se réapproprier la lettre et l’esprit de la fiscalité républicaine.