[…] Claude Lelièvre, historien de l’éducation, revient sur ses origines et sur les raisons de sa longévité. […]

Il nous semble important de faire connaître ces types d’initiatives ; on pourrait juste s’étonner qu’elle ne soit pas reprise par l’éducation nationale.

La dernière livraison de l’enquête PISA confirme le caractère inégalitaire du système scolaire français parmi tous les pays de l’OCDE même s’il ne s’est pas accentué. L’OCDE pointe le manque de mixité scolaire et recommande de travailler sur cette question.

[Des Sénateurs ont disséqué] le projet de loi pour une école de la confiance. […]

Damien porte une cible noir sur son manteau. « Mon ministère de la culture est en danger », peut-on y lire. Il est 14 heures ce jeudi à Bercy (Paris 12e) et ce fonctionnaire, qui travaille au château de Versailles (Yvelines), s’apprête à prendre le départ de la manifestation des fonctionnaires.

Les débats sur l’enseignement tendent trop souvent à laisser dans l’ombre la question essentielle : à quoi sert l’école ? Un peu comme s’il existait, sur ce sujet, un consensus général. Or rien n’est moins vrai.

Pour les aider les enfants à décrypter ce nouveau mal que sont les « fake-news » ces Infos arrangées (selon la position politique, cultuelle, intellectuelle ou des intérêts personnels d’une personnalité d’un évènement d’un acteur), par les média ou de les organismes « de presses ou les attachés, habilités » qui les diffusent ; des sessions d’éducation aux médias sont organisés dans les écoles.

Autrefois plébiscitées par les milieux aisés, les écoles privées voient croître le nombre de demandes d’inscriptions au rythme de 1,5% (+13 700 élèves) l’an.

L’école peine à se réformer, bloquée notamment par la défense du principe républicain d’égalité, estime François Dubet. Or, elle reproduit, voire accentue, des inégalités. Seuls une véritable formation des enseignants et un changement du mode de recrutement pourraient améliorer les pratiques et les conditions de travail.

On devrait voir se réaliser dans les écoles, collèges et lycées, l’exigence ministérielle, présentée dans la circulaire de rentrée 2015, de l’explicitation de la charte de la laïcité aux familles. Celle-ci avance qu’une pédagogie de la laïcité s’appuiera notamment sur le support de la charte pour aider à concrétiser le parcours citoyen de l’élève.

Chômage, pauvreté, laïcité « en danger » : à chaque difficulté, les dirigeants politiques se tournent volontiers vers l’école, dont ils affectent de croire qu’elle détient toutes les solutions.

Pour Danièle Sallenave, assurer le socle des fondamentaux jusqu’à la 4e est le seul moyen d’éviter la reproduction sociale. Philippe Meirieu, lui, approuve l’accompagnement personnalisé, les enseignements pratiques interdisciplinaires et l’effort pour plus de justice scolaire, contenus dans le projet de réforme de Najat Vallaud-Belkacem.

S’il condamne fortement la profanation du cimetière juif de Sarre-Union (Bas-Rhin) et la montée de l’antisémitisme en France, le président de Ligue des droits de l’Homme, Pierre Tartakowsky, met en garde contre les discours qui ont tendance à « communautariser » les Français de confession juive.

L’Observatoire (gouvernemental) de la laïcité vient de se fendre le 14 janvier d’un de ses « avis », qui ont généralement pour but d’éviter toute vague sur la laïcité et d’épargner au gouvernement la moindre initiative en la matière. Comme cette orientation est devenue intenable face à la gravité de la situation, le président et le rapporteur général de l’OL ont apparemment évité de réunir la collégialité, et fixé eux-mêmes, hâtivement, la ligne.

Pour une véritable politique culturelle, le sociologue Emmanuel Wallon esquisse trois voies dignes d’un gouvernement de gauche éducation artistique, aménagement du territoire et numérique.

Le conflit des intermittents semble marquer une rupture inédite entre la gauche gouvernementale et le monde de la culture. Cela vous surprend-il?

Un article paru dans les Inrockuptibles a retenu mon attention. Il commente un événement antérieur. Il explique en grande partie des dérives de l’enseignement d’un catholicisme traditionnel poussé par les partis politiques du centre-droit à l’extrême droite issu en droite ligne du comportement de Nicolas Sarkozy en son temps d’une part et se faisant devient le berceau revendicatif anti gouvernement Hollande. En ce qui concerne l’enseignement privé, il faut constater que depuis la loi de 1905, la droite catholique s’est ingéniée à réintégrer petit à petit, un enseignement œcuménique soutenu par des subventions que paye chacun des assujettis aux impôts. Au nom de quel droit à partir du moment où sont accordés des subventions à un culte particulier ne sont-ils pas accordés à tous les cultes existants sur notre territoire ? L’égalité doit aussi s’exercer sur ce point, aussi je suis en désaccord profond avec ce genre de subventions : qui dit « organisme privé » doit être payé par des privés. MC

Monsieur le Ministre, Benoit Hamon

Vous venez d’être nommé ministre de l’éducation nationale dans un contexte difficile pour la gauche. En répondant aux attentes populaires, en portant une refondation de l’école au service de la réussite de tous, vous pouvez donner un nouveau souffle à la gauche.

Depuis quelques semaines, la droite, à l’instar de Jean François Copé, l’extrême droite et des mouvements fondamentalistes religieux sont passés à une offensive grave à la fois contre l’école et contre l’égalité femmes-hommes.

Intoxication réactionnaire !

Une campagne de boycott de l’école publique a été lancée ces derniers temps, et a suscité à juste titre l’inquiétude des familles et des enseignants. À la base, une opération d’intoxication visant à faire croire qu’on enseignerait désormais la sexualité en maternelle, la « théorie du genre » partout ailleurs, voire qu’on inciterait les enfants à devenir homosexuels. Il est regrettable que des familles se soient laissé abuser par des inventions aussi grossières.

Des lycéens ont manifesté un peu partout en France pour soutenir la désormais célèbre Leonarda, le tout en réclamant la démission du ministre de l’Intérieur. Un fait qui étonne quand on sait que le FN enregistre la plus forte progression chez les 18-24 ans atteignant ainsi un potentiel de vote de 33%, selon BVA.

Radiographie d’une jeunesse qui n’est définitivement pas homogène.

La question de la laïcité a été une fois encore au cœur de l’actualité à cette rentrée scolaire 2013.

Mais la définition de ce principe est un enjeu politique majeur : s’agit-il d’affirmer un interdit (encore un) pesant sur certains élèves plutôt que d’autres ou de poser un principe émancipateur permettant à l’école de s’adresser à tous ?

Un article datant d’octobre 1999 paru dans « le monde. » est hélas encore plus d’actualité aujourd’hui.

Non seulement les entreprises sont plus nombreuses à prodiguer leur pseudo mécénat dans les classes, mais ils (comme le groupe Coca-Cola) ont placé des distributeurs dans les préaux d’écoles des établissements. Ils ont depuis manœuvré habilement auprès des gouvernements et le ministre de l’éducation pour que les établissements d’enseignements professionnels dirigent les scolaires, futures salariés, vers des emplois à pourvoir le plus souvent manuels, précaires et peu rémunérés, sans de réels avenirs. MC