Dans notre série « étudions la novlangue contemporaine », cette semaine, je vous propose une suite de mots que j’ai peine à qualifier de phrase : « Un psychologue n’ayant pas l’expertise requise peut contractualiser avec la plateforme à la condition de prévoir une période d’accompagnement à la pratique professionnelle par la plateforme selon un format varié ».

Sans préjuger de tout ce qui reste à découvrir quant à la gestion de la pandémie, on sait déjà tant de choses, et si dérangeantes, qu’il faut bien commencer. En prenant le risque d’explications approximatives et sans craindre de se tromper tant le bilan est accablant.

Le mot « usager » est depuis longtemps intégré à notre petite novlangue quotidienne ; au début, ça nous a fait bizarre, mais on s’y est très vite habitués, comme pour bien d’autres termes qui ne nous écorchent plus les oreilles parce qu’entre-temps on s’est pris sur le crâne d’autres néo-mots encore plus lourds.

Quand la loi 2002-2 sur la santé parlait de « mettre l’usager au centre du dispositif », on avait traduit : le sujet se retrouverait bientôt en périphérie. Bon exemple de torsion linguistique qui transforme progressivement les êtres de parole en êtres d’information et de communication.

Vous trouvez que j’exagère un peu?

Vingt ans après, dans les établissements médico-sociaux (les centres médico-psychologiques, les hôpitaux de jour pour enfants psychotiques, où travaillent encore beaucoup de psychanalystes), nous sommes aujourd’hui tenus de mettre en place ce que le ministère appelle le « DUI », le dossier de l’usager informatisé. Notez qu’il n’est pas question de dossier informatisé de l’usager. C’est bien l’usager qui est informatisé.

Il s’agit de traiter plus rapidement les données (on ne traite plus les patients, on ne traite que les données), pour faciliter la circulation des informations diagnostiques, pour consolider les statistiques (lesquelles statistiques justifieront les prochaines coupes budgétaires). Ce DUI contribue à uniformiser les pratiques d’accueil, à écraser un peu plus les dispositifs de parole.

Avec ce « dossier de l’usager informatisé », les « données » sont mises en ligne sur des serveurs très peu étanches (le dessin d’un enfant en thérapie doit par exemple être scanné et balancé sur le cloud) ; ces « données » seront utilisées pour détecter les criminels potentiels chez les enfants un peu trop agités (régulièrement, le ministère de l’Intérieur cherche à fusionner ses fichiers avec les dossiers médicaux) (1).

Nous allons donc maintenant utiliser et banaliser cette expression d’« usager informatisé ». Jusqu’à ne plus entendre ce que cela a de violent. Je vous parie que dans vingt ans, ça ne nous fera pas plus mal que de dire « usager » tout court actuellement.

À propos de ces expressions toutes faites et répétées mécaniquement jusqu’à en effacer le sens, George Orwell parlait, en 1946, de « prothèses verbales ». Orwell écrit aussi : « L’orateur qui utilise ce type de phraséologie a commencé à se transformer en machine (2) ».

Dans Malaise dans la civilisation, publié en1930, Freud s’intéressait aux techniques par lesquelles l’homme cherche à démultiplier ses capacités motrices et cognitives : « L’homme est devenu pour ainsi dire une sorte de dieu prothétique, certes grandiose quand il porte tousses organes auxiliaires ». Freud ajoutait que les prothèses donnent bien du mal à l’être humain, parce qu’elles « n’ont pas poussé avec lui ». Mais aujourd’hui les enfants poussent en même temps que leurs tablettes avec IA embarquée. Et nous avons, sinon achevé, du moins bien avancé cette transformation en machines dont parlait Orwell.

L’« usager informatisé » est un peu plus dématérialisé à chaque réunion « en distanciel », il communique avec des voix et des images de synthèse : il ne lui reste plus beaucoup de chair.

Quand il y a plus de prothèse que de corps, est-ce qu’il y a encore du sujet ? Je te pose la question, Sigmund ! Tu ne réponds pas ?

Rappel des faits La libéralisation du secteur des produits pharmaceutiques engagée dans les années 1990 et 2000 a abouti à une impasse sociale et économique sur laquelle la pandémie de Covid-19 agit comme un révélateur.

Soyons juste conscients que le cannabis médical est déjà commercialisé dans de nombreux pays du monde et que des patients se le procurent en toute illégalité au risque d’acheter des produits dangereux ou inefficaces. Légaliser le cannabis médical en France doit contribuer à sécuriser sa consommation, à valider sa fabrication, à préciser la meilleure posologie pour une efficacité optimale.

Le plan de réouverture […] proposé par le Président de la république est non seulement bourré d’incertitudes mais n’offre également, faute de mesures ambitieuses, aucune garantie sur le long terme à l’accompagnement des secteurs sinistrés.

Dans une société où la rentabilité ne serait pas le premier des objectifs, dans une société où on s’occuperait de la place de l’humain d’abord, dans une société où les services publics auraient leur juste place et efficacité auprès des administrés, dans une société où les budgets seraient répartis équitablement en fonction des besoins de la population ; l’article ci-dessous n’aurait certainement pas lieu d’être. MC

… néanmoins, ce type d’info n’a pas à être négligé, dans la mesure ou il impact la santé humaine et environnementale, le voisinage, le respect animal. Encore une fois la liaison avec la rentabilité immédiate est directement en cause. MC  

Avant-propos. Nous tenons à avertir les lecteurs. Nous ne sommes ni scientifique de renom, ni virologue, en l’état de nos connaissances sur ce sujet provenant uniquement des affirmations (certes croisées) des médias, il nous est impossible de dire si l’article ci-dessous est un fake news, ou le début d’une vérité, d’une explication. MC

Si on veut se préparer à la prochaine pandémie, il est fondamental de comprendre l’origine du Sars-CoV-2, « sinon on risque de rejouer le même scénario », alerte Étienne Decroly.

… la recherche et développement est exante de financement en général, dans le domaine de la santé comme dans tant d’autres, est un parent pauvre dans le choix d’avenir des entreprises et délaissée par les pouvoirs publics. Chercheuses et chercheurs ne « produisant » pas rapidement une rentabilité financière pour les actionnaires, ces derniers préférant les transactions boursières à la rentabilité immédiate. MC

Plus de dix ans après le scandale autour de ce médicament, la firme pharmaceutique a été condamnée, lundi, pour « tromperie aggravée » et « homicide involontaire ». Soulagées, les victimes espéraient néanmoins plus de sévérité.

Les médias et les studios ne désemplissent pas, dégueulant d’experts en tous polis et de toutes odeurs, donnant des monceaux d’avis, le plus souvent contradictoire, mais faut remplir les têtes (hélas trop vides) de la population avec le leitmotiv : le gouvernement fait ce qu’il faut… !!!

Imaginons que chaque soir, on nous apprenait un crash d’avion dans lequel décéderaient 250 à 350 personnes. L’émotion collective nationale, mais aussi mondiale serait immense.

A Paris non plus, remarquez. Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée à l’Industrie, a tenté de lui taper sur les doigts : « Il est sur la sellette, et il le sait. » Une ministre qui dit vouloir s’en prendre à un patron de Big Pharma, c’est du jamais-vu.

Ça devait lui arriver devant sa surdité et son aveuglement face à l’expansion de la pandémie, ses ordres et contre-ordres désordonnés et son refus de fermetures des groupes scolaires. La pandémie se repend, de nombreux enseignants sont malades, des plus en plus de classes sont fermées… La plainte des enseignants n’est que le seul moyen de se faire entendre… MC

 […] … à l’hôpital de Rennes, à la Cased, la cellule d’accueil spécialisée de l’enfance en danger. Le service, attenant aux urgences pédiatriques, dépiste les maltraitances et prend en charge les enfants dont on suppose qu’ils sont victimes de violences, physiques ou sexuelles, ou de négligence.

Oui, avant toute chose, est-ce vérifiable, non pas qu’il faille systématiquement douter des affirmations provenant de droite ou gauche mais, il y a tant de « Fake News » sur ce sujet que nous devons prendre toutes les précautions avant diffusion. Alors oui, et excusez-nous si nous vous demandons de l’écouter la vidéo, mais aussi de prendre cette info comme un élément à contrôler. MC

Dans les établissements scolaires, le virus circule activement, confirmé au vu des résultats des tests salivaires ou du nombre de classes fermées.

Et pas seulement à cause des éventuels effets indésirables de son vaccin, qui ont entraîné sa suspension quelques jours puis son retour (sans plus de garantie pour autant).