L’Assemblée nationale commencera à examiner dès lundi 9 avril le projet de loi pour « un nouveau pacte ferroviaire ». Et ce, alors que la concertation n’est pas achevée. Dénonçant une « mascarade », les syndicats entendent durcir la mobilisation pour mieux révéler la méthode de l’exécutif : parler, mais ne rien dire ; écouter, mais ne pas entendre.

Damien porte une cible noir sur son manteau. « Mon ministère de la culture est en danger », peut-on y lire. Il est 14 heures ce jeudi à Bercy (Paris 12e) et ce fonctionnaire, qui travaille au château de Versailles (Yvelines), s’apprête à prendre le départ de la manifestation des fonctionnaires.

Autrefois fleuron français, la compagnie nationale souffre désormais d’une très mauvaise réputation auprès des usagers.

Une semaine après les attentats du 13 novembre à Paris, Bachir B. a été convoqué dans le bureau de son supérieur. Agent de sécurité à Orly, ce musulman pratiquant porte une barbe conformément à ses convictions, mais on lui a ordonné de la tailler. Son chef a même proposé de lui offrir une tondeuse pour son anniversaire.

Le groupe de services informatiques pacsé avec des géants du CAC 40 a adopté un système à moindre coût pour se séparer de 10 % de sa masse salariale en deux ans, sans plan social. En ce jour d’assemblée générale des actionnaires, l’Humanité dévoile des documents confondants.

Alstom est sur le point d’être bradé. Entendons-nous bien: il ne s’agit pas ici d’une entreprise ayant raté un virage technologique majeur et engluée dans des difficultés industrielles. Au contraire: plus de 50 milliards dans son carnet de commandes, de quoi faire travailler ses salariés pendant 5 ans, un savoir-faire à la pointe dans les domaines du transport et de l’énergie, envié à travers le monde. Les fameux TGV, des engins de plusieurs centaines de tonnes qui sont lancés à 300 km/h, arrivant à la minute près pour assister à l’anniversaire de la nièce à l’autre bout de la France, ou pour se rendre à un colloque sur la décroissance à Grenoble. Sans doute, est-ce là ce que notre pays et ses salariés ont produit de plus beau et de plus pacifique pour l’humanité. Alstom est également une entreprise qui fournit les équipements nécessaires à la production d’énergie pour le monde entier.

 Il faut apporter son soutien aux cheminots en grève, contre le projet de loi de réforme ferroviaire. « Le gouvernement prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d’une structure en doublon, mais prépare en réalité l’élargissement de l’ouverture à la concurrence exigée par l’Union européenne. Le ferroviaire est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l’égalité des territoires ».

Il est à noter le silence assourdissant en provenance du Front National alors qu’il s’agit bien de la défense de la souveraineté de la France pour le transport ferroviaire. Ce parti qui clame qu’il faut conserver les industries et les entreprises françaises, n’hésite pas à condamner les grévistes. La duplicité du parti de Marine Le Pen et à dénoncer. MC