L’amende contre les guetteurs et les trafiquants occupant les toits ou les halls d’immeuble, triomphalement annoncée par Darmanin, a un air de déjà-vu et de « déjà essayé » (sans grand succès).

A chaque élection, nous avons droit au feuilleton du détournement de fonds publics en provenance de la communauté européenne… faut-il se poser la question : c’est détournement existe-t-il vraiment ou, autre façon de voir les choses : en ne résolvant pas volontairement le problème par la justice et une réelle condamnation, les gouvernements successifs se servent de ces affaires comme repoussoir électoral envers l’ex FN devenu RN. Un jeu bien dangereux de part et d’autres. MC

Tandis que le garde des sceaux Éric Dupond-Moretti, en conflit avec les personnels de justice, inscrit ses réflexions d’ancien avocat pénaliste dans un projet de loi hétéroclite, la France consacre toujours aussi peu d’argent à sa justice.

Le 18 mars 2021, la cour d’appel de Bordeaux annulait « pour des irrégularités la quasi-totalité de l’enquête visant seize personnes présentées comme des black blocs et soupçonnées d’avoir préparé des actions violentes lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à la fin de 2019. »

Relayée par l’AFP, cette information est pourtant assez peu reprise ; son traitement est même rachitique en comparaison de l’emballement qu’avaient, à l’époque, suscité les interpellations et mises en examen. Retour sur un cas typique de journalisme de préfecture.

Disons-le d’emblée, il faut user de toutes les prudences possibles avec ce genre d’information. Si elle se révèle parfaitement exacte, il y a là, matière à un énorme scandale d’ingérence gouvernementale, dans l’action de la justice française. Certes ce n’est pas une première, mais en l’occurrence, le gouvernement au grand complet, s’agite pour essayer de sortir Sarkozy de la mauvaise passe judiciaire ou il s’est lui-même enfoncé. Avant de crier au loup avec la meute, usons de prudence et surtout essayons de recouper cette information. MC

Plus de dix ans après le scandale autour de ce médicament, la firme pharmaceutique a été condamnée, lundi, pour « tromperie aggravée » et « homicide involontaire ». Soulagées, les victimes espéraient néanmoins plus de sévérité.

D’un côté, des éoliennes qui valent des millions d’euros, implantées sur un site de l’Hérault. De l’autre, un seul malheureux couple d’aigles. Et à cause de ce couple, les éoliennes devront être carrément démolies ! C’est le récent jugement du tribunal de Montpellier, au motif que les promoteurs n’ont pas tenu compte de l’impact des machines sur ces rapaces protégés.

Le parquet national financier (PNF) volant au secours de Vincent Bolloré, dont la société vient d’être condamnée à 12 millions d’euros d’amende ? Un scénario hautement improbable, et pourtant : le PNF s’apprête à mettre en cause ce jugement, qui, estime-t-il, recèle un vice caché…

Il émane du Blog Hélène Romano – Titre : « Nouvelle loi sur le consentement ou de l’art du divertissement manipulatoire » Lu dans le blog générale de Médiapart. Source (apparemment lecture libre)

Comme tous les avis donnés « à titre personnel », il n’engage que leur auteur. Le fait de « rebloquer » cet avis n’implique absolument pas directement voir indirectement l’attitude ou pensée de l’administrateur. Juste un avis afin de se faire une idée, parmi d’autres. MC

Chaque année, en France, trois cent mille mineurs sont victimes d’agressions sexuelles. Depuis dix-sept ans, le juge des enfants, désormais coprésident de la commission Inceste et violences sexuelles faites aux enfants, regarde en face ces violences que beaucoup préfèrent ne pas voir.

Le lundi 1er mars, Nicolas Sarkozy est devenu le premier ex-président de la République à être condamné à de la prison ferme, pour avoir tenté de corrompre le juge Gilbert Azibert. Un succès pour le parquet national financier, à l’origine de la procédure. Cependant, cette récente institution devra sérieusement se muscler si elle veut endiguer la montée de la corruption.

Un texte qu’il aurait certainement fallu diffuser a une autre heure, un autre jour qu’un dimanche à 20 h, nous vous le concédons, mais qu’importe et bien que ce texte ne soit pas récent, il aurait tout aussi bien, pu être écrit de ce matin par Robert Badinter tant il nous semble nécessaire. MC

Alors que la ministre de l’Enseignement Supérieur F. Vidal, entend purger l’université de l’« islamo-gauchisme », le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » prévoit d’instaurer un contrôle idéologique des associations.

L’analyse qui suit, émise dans le quotidien L’Humanité, vous dérangera peut-être, elle nous semble pourtant significative-représentative du malaise que suscite dans la population, la position vindicative vis-à-vis de la justice (qu’il a toujours dénoncé-enfoncé-malmené), lui l’avocat, Sarkozy, « ex puissant parmi les puissants de ce monde, se croyant hors d’atteinte » se retrouvant piégé par ses méfaits avérés, a l’image des… Cahuzac « les yeux dans les yeux », Balkany, Fillon, etc. MC

Le parquet national financier nancier (PNF) se félicite d’avoir remporté la première manche d’un match contre Nicolas Sarkozy et son équipe de défense, qualifiée de « machine de communication» qui «a déconstruit la réalité de l’audience » par le patron du PNF, Jean-François Bohnert (« Libé », 12/2).

Belle énumération des faits, belle sanction sans doute très en deçà de celle qui aurait été prononcée à l’encontre d’un quidam… et puis bien évidemment l’affaire n’est pas à son terme… il reste, et restera, des recours… le tout est d’avoir du fric pour ester sans calculer la fin du mois… Triste justice a deux vitesses. MC

Bafouer l’égalité des peines en matière de jugement, a toujours été (hélas) un avantage d’entregent de la noblesse, des politiques, des néo nantis… L’équité, comment voulez-vous l’expliquer à certains contrevenants, de leur condamnation lourde assortie de peine de prison pour avoir volé quelques nourritures pour survivre ou aider quelques migrants à passer la frontière.

Dans toute salle d’audience, il y a un espace vide, juste au-dessous de la cour, qu’on appelle « la barre ». C’est là que viennent les témoins et les avocats : c’est là que se tient la parole. Je n’ai cessé, durant les deux mois et demi qu’a duré ce procès, de contempler cet espace blanc, de fixer cette barre.