C’est Michel Offerlé qui l’affirme dans un entretien réalisé par Lola Ruscio.

La chronique de Christophe Conte dans les Inrocks est souvent –très souvent, presque toujours, oui, plutôt- très outrancière c’est son style vachard, son écriture voulant se distinguer absolument est certes sa façon d’être présent, mais dont il faut parfois décrypter le fond plutôt que la forme lisible … c’est le cas pour cet article paru dans le dernier N°1143 des Inrocks.

Un fond d’article, hélas bien trop réaliste. Et certaines personnes prétendent que les Syndicats exagèrent et en demandent toujours trop …. MC

Il nous faudra subir « la barre à droite toute » pendant cinq ans avec les destructions programmées à commencer par, encore une fois, la diminution du pouvoir d’achat notamment pour les retraités à cause de l’augmentation de la ponction de la CSG. MC

Dans plusieurs entretiens publiés ou entendus dans les médias, Pierre Gattaz se livre à une charge anticipé contre les mouvements sociaux qui pourraient éclater suite aux légiférations par décrets annoncés entrant dans le programme du gagnant de la primaire LR.

“Il faut sortir de l’omerta sur les actes répréhensibles qu’ont pris l’habitude de commettre une poignée de syndicalistes extrémistes” Pierre Gattaz

Bernard Thibault, membre depuis 2014 du conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT), explique pourquoi, selon lui, la loi El Khomri envoie un mauvais signe.

Fidèles à leur principe – on ne change pas une politique qui perd – , MM. François Hollande et Manuel Valls ont refusé, le 14 décembre 2015, de donner un coup de pouce au salaire minimum. Il n’augmente donc que de 6 centimes de l’heure, comme le prévoit la loi. A ce choix de maintenir les salaires bas s’ajoute une volonté de détricoter le code du travail, qui résulte d’une longue histoire.

L’accord de principe sur les retraites complémentaires Agirc et Arrco, signé le 16 octobre dernier entre le patronat (Mouvement des entreprises de France, Confédération générale des petites et moyennes entreprises et Union des professions artisanales) et trois syndicats (Confédération française démocratique du travail, Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres et Confédération française des travailleurs chrétiens), se traduit par un recul de l’âge de la retraite et une baisse des pensions. Pas étonnant que le président du Medef, M. Pierre Gattaz, pourtant avare de compliments en général, salue le courage de ces représentants des salariés : « Je voudrais d’ailleurs [leur] rendre hommage. Ils ont joué un rôle très important et ont été responsables (1). »

Le Medef à l’assaut du CDI

  • L’organisation patronale rêve d’insérer des « motifs incontestables » de rupture dans les CDI.
  • Les syndicats fulminent.

Le débat est (re)lancé.

L’organisation patronale avance ses pions avant le sommet sur l’emploi du 3 avril. Le Medef veut négocier le temps de travail par accord et assouplir les contrats de travail dans les TPE-PME.

La nuit est tombée sur le 55, avenue Bosquet. Les partenaires sociaux sont au siège du Medef, dans le luxueux VIIe arrondissement de Paris, depuis plus de trente heures. Les négociations achoppent, ce 21 mars 2014, sur la nouvelle convention sur l’assurance chômage entre le patronat (Medef, CGPME et UPA) et les organisations de salariés (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC). « Quand, plus tôt dans la journée, au moment d’aller déjeuner, nous avions demandé un chiffrage des propositions, se souvient Éric Aubin, secrétaire confédéral de la CGT, on nous avait assuré que nous les aurions en revenant. » Sauf qu’à leur retour, point de chiffres, et les discussions sont suspendues. Autour de la table en tout cas. Car elles se poursuivent dans les couloirs « avec certaines organisations potentiellement signataires », précise Éric Aubin.

La fenêtre de tir semble parfaite pour le Medef.

Alors que les chiffres du chômage sont, à la surprise générale, en très légère baisse pour le mois d’août, avec moins 11.100 personnes en catégorie A (n’ayant pas du tout travaillé), le patronat en a profité pour dégainer son plan « Un million d’emplois, c’est possible ».

De l’utilité d’avoir toujours un Pierre Gattaz sur soi.

Prenez un pouvoir socialiste, acculé par Bruxelles à réaliser 50 milliards d’économies. Il a tout tenté. Il a dépêché à Bruxelles des émissaires, qui n’ont même pas osé demander un desserrement de l’étau.

L’offre d’un « pacte de responsabilité », faite au grand patronat, en d’autres termes une offre de nouveaux allégements, ne représente pas un changement de cap dans la politique du gouvernement, après dix-huit mois de renoncement aux promesses de changement dont le candidat socialiste s’était fait le porteur,  pendant la campagne de l’élection présidentielle de 2012.