La théâtralisation de la dernière réunion du sommet européen n’avait pour but que de permettre à la droite britannique de M. Cameron, représentant les intérêts de la place boursière de Londres et le grand business anglo-saxon, de sortir vainqueur d’un référendum convoqué par lui-même pour la fin du mois de Juin. Cela n’empêcha pas le même Cameron de s’écrier, à la fin de ce mauvais vaudeville : « Je n’aime pas Bruxelles ». Comme quoi la démagogie populiste n’est pas toujours là où on la dit !

Interpellés sur son déficit démocratique, les partisans de l’Union européenne ont en général une réponse toute trouvée : le Parlement européen. Ils soulignent qu’à chaque extension des prérogatives de la Commission correspond une extension « compensatrice » des pouvoirs l’assemblée de Strasbourg dans le cadre de la « codécision ». Mais de quoi s’agit-il ?

Alexis Tsipras et l’Europe, c’est comme le théâtre d’ombres, on devine les mouvements mais on ne sait pas qui joue quel rôle. Pour le blogueur Loucas Stamellos, cofondateur du site alternatif OmniaTV, cela s’apparente même à « un Guignol qui joue sans véritable adversaire, car Alexis Tsipras est actuellement le seul politicien en position de gouverner le pays ».

En France comme en Europe, la gauche livre une lecture à géométrie variable de la réélection d’Alexis Tsipras en Grèce, entre les socio-démocrates qui saluent sa conversion au réalisme, et les anti-libéraux affirmant que Syriza reste un allié contre l’austérité.

Un audit demandé par la présidente du Parlement grec tend à prouver que la dette du pays repose sur des bases illégales. Pourquoi les Grecs devraient-ils rembourser ces créances illégitimes et pourquoi Tsipras s’est-il montré si discret ?

Nous transmettons ces infos ce que trop de médias négligent « volontairement ». « Lorsque l’ont veut tuer son chien ont dit qu’il a la rage » MC

Interventions d’Alexis Tsipras devant le Parlement européen le 8 juillet 2015 

L’Eurogroupe lui pose un ultimatum ?

Alexis Tsipras réplique en appliquant son programme anti-austérité. Mardi, devant le groupe parlementaire Syriza, le premier ministre grec a annoncé le dépôt d’une « loi de salut social » dont les premières dispositions seront examinées dès aujourd’hui à la Vouli, après l’élection hier du président de la République, le conservateur Prokopis Pavlopoulos.

Renégociation de la dette et du plan d’austérité avec les créanciers de la Grèce, arrêt des privatisations – dont celle, emblématique, du port du Pirée –, hausse du salaire minimum, etc. Les priorités du nouveau gouvernement d’Alexis Tsipras présentées le 28 janvier, lors du premier Conseil des ministres, n’ont pas dérogé à la ligne défendue jusque-là par le leader de Syriza : une politique anti-austérité.

Les difficultés commencent pour le gouvernement d’Alexis Tsipras. Le nouveau Premier ministre grec souhaite entamer des discussions avec ses partenaires créanciers pour résoudre le problème de la dette publique grecque. Faut-il l’effacer, la renégocier, la rééchelonner ? Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a déclaré lundi qu’une réduction de la dette grecque ne figurait pas dans son agenda alors que Syriza veut sortir du carcan de la dette.

C’est un concert de louanges qui a été entendu en France au lendemain du scrutin grec, jusqu’au PS qui a salué la «  victoire de la gauche  », alors que le parti socialiste Pasok essuyait une défaite historique. François Hollande va-t-il dès lors soutenir Aléxis Tsípras dans sa volonté de voir effacée purement et simplement une grande partie de la dette grecque ?

Nombreuses sont les embûches qui attendent Syriza pour mettre en œuvre son programme. Tour d’horizon des cas de figure envisageables après l’élection du 25 janvier.

  • Syriza pourra-t-elle mettre en œuvre ses ambitions ?
  • Quelles seront les marges de manœuvre d’un gouvernement conduit par Alexis Tsipras, son chef de file ?

Ce dimanche 25 janvier ont lieu en Grèce des élections législatives qui pourraient s’avérer historiques : Syriza, la coalition de gauche d’Alexis Tsipras, est en tête des sondages. Mais pour Frédéric Lordon, l’étau allemand et les inconséquences de la formation grecque condamnent celle-ci à des acrobaties douloureuses…