Renaud Dély est un homme pressé. Il n’a pas le temps de lire la charte de déontologie journalistique. Ça tombe bien, car il ne souhaite pas s’embarrasser de ce qui le freinerait dans son élan. La charte de Munich, appelée également Déclaration des devoirs et droits des journalistes, interdit les « accusations sans fondement ».

Pour les Français, et les Parisiens en particulier, du 7 janvier au 13 novembre, l’année 2015 aura été choc comme aucune autre depuis des décennies. D’autant que, au-delà des attentats eux-mêmes, il y a tous les événements qu’on peut raisonnablement accuser d’être au minimum des amplificateurs.

Au fur et à mesure qu’elle se transforme en tragédie, la crise grecque suscite un profond malaise au sein de la gauche en France. La prise de position la plus surprenante est sans doute venue de Dominique Strauss-Kahn. Dans un court texte publié sur Twitter intitulé « Apprendre de ses erreurs », l’ancien directeur général du FMI a tenu un discours sévère sur son ancienne maison qu’il voit « répéter les mêmes erreurs » qu’en 2011.

Si Dominique Strauss Kahn avait été élu, l’Élysée serait devenu un lupanar. La semi-fiction peut être prolongée. Pourquoi n’élirait-on pas un président fatigué par de longs combats politiques et seulement capable de « jouir du pouvoir », ou bien un candidat soucieux d’échapper à des poursuites judiciaires, voire un chef de gang ayant jeté son dévolu sur l’État ?