Pierre Laurent mènera la liste Front de gauche en région parisienne.

Il était temps. A dix semaines du premier tour des régionales, dimanche 6 décembre, les différentes composantes du Front de gauche ont fini par se mettre d’accord pour partir ensemble à la bataille en Ile-de-France.

En France comme en Europe, la gauche livre une lecture à géométrie variable de la réélection d’Alexis Tsipras en Grèce, entre les socio-démocrates qui saluent sa conversion au réalisme, et les anti-libéraux affirmant que Syriza reste un allié contre l’austérité.

Avec la création du parti de gauche, puis l’organisation du front de gauche proposé autour du parti communiste et différentes composantes, puis la mise en place d’un leader Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, beaucoup à gauche se sont dits que l’alchimie était trouvée, permettant de faire naître un réel espoir de mener une politique sociale et économique de gauche.

20 ans le 20 septembre que les pays Européens sont arrimés au libéralisme débridé. 20 ans que  le traité de Maastricht est ratifié, 20 ans que les salariés subissent des restrictions sur leur avantages sociaux, leurs salaires, leurs retraites, sont entrainés dans la flexibilité des boulots à la petite semaine.

Que dire de la perte de démocratie des états par une supra institution Bruxelloise; d’un libéralisme au service d’organisme bancaires et financiers agissant comme des sangsues pour le bien-être de leurs actionnaires.

Cette Europe-là exclusivement orientée pour les financiers et actionnaires, est avant tout contre les peuples. Elle annihile tous espoirs d’harmonisations des volets sociaux, des salaires, du pouvoir d’achat et des retraites. Elle divise les salariés et employés pour améliorer encore et toujours plus, la rentabilité financière des acquits de certains nantis. MC.