La théâtralisation de la dernière réunion du sommet européen n’avait pour but que de permettre à la droite britannique de M. Cameron, représentant les intérêts de la place boursière de Londres et le grand business anglo-saxon, de sortir vainqueur d’un référendum convoqué par lui-même pour la fin du mois de Juin. Cela n’empêcha pas le même Cameron de s’écrier, à la fin de ce mauvais vaudeville : « Je n’aime pas Bruxelles ». Comme quoi la démagogie populiste n’est pas toujours là où on la dit !

A Bruxelles, tout le monde veut  » aider David «  à obtenir les concessions de ses partenaires qui permettront au premier ministre britannique de faire campagne pour le oui au référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE).

L’horreur se répète inlassablement en Méditerranée. Ce trait d’union qui jadis jetait des ponts entre les peuples et les civilisations, véhiculait les savoirs, les saveurs et les techniques, s’est transformé en un sinistre grillage que tentent de franchir au péril de leurs vies des milliers de migrants. Laisserons-nous notre mer commune devenir la frontière la plus dangereuse au monde ?

Alors que le « oui » à l’indépendance opère une remontée spectaculaire dans les sondages, la panique s’empare de la classe politique anglaise.

Les indépendantistes écossais, qui espèrent coiffer sur le poteau les unionistes à l’issue du référendum du 18 septembre, ne mènent pas un combat ordinaire. Dire qu’il n’y a pas trace dans leur discours de nationalisme serait exagéré. Mais la dimension identitaire est loin d’être primordiale.