Que la religion survive encore à l’aube du cinquième siècle après la révolution scientifique représente a priori une énigme pour quiconque adhère à une vision positiviste du monde. Mais si elle a perduré jusqu’à notre époque en tant que partie de l’idéologie dominante, elle produit également des idéologies combatives, qui contestent les conditions sociales ou politiques en vigueur. Avec un succès indéniable.

Pour les Français, et les Parisiens en particulier, du 7 janvier au 13 novembre, l’année 2015 aura été choc comme aucune autre depuis des décennies. D’autant que, au-delà des attentats eux-mêmes, il y a tous les événements qu’on peut raisonnablement accuser d’être au minimum des amplificateurs.

Treize membres éminents de Daech auraient projeté un attentat contre le “calife” de l’organisation. Ce qui traduirait des tensions, voire le début d’un “processus de décomposition”, affirme le journal Al-Araby Al-Jadid.

Dans un article précédent « Et si Daech implosait ? » que j’ai posté le 2 juillet 2015 sur ce blog, expliquait une possible implosion du mouvement guerrier. Plusieurs faits concordants, amènent à penser à cette auto-implosion de l’État islamique, tout au moins dans sa forme actuelle et ce même si quelques mouvements internes continuent attentats et à guerroyer dans certains secteurs plus ou moins stratégiques et que soutient en sous-main les USA ou la Russie selon le lieu géographique et les intérêts personnels stratégiques et /où financiers, de ces pays. MC

Aux abords du poste frontalier de Kilis en Turquie, les camions stationnent en file indienne sur plusieurs kilomètres. Les chauffeurs attendent le sésame des douaniers pour passer en territoire syrien. Ils transportent des matériaux de construction, des conserves, des biscuits, de la cola ou encore des volailles vivantes, qui seront égorgées selon le rite musulman une fois arrivées à destination.

Journaliste freelance mauritanien, spécialiste des groupes jihadistes d’Afrique du Nord et de l’Ouest, Lemine Ould M. Salem évoque les racines et l’avenir des terroristes de Boko Haram.

De conquêtes de villages en rafles de collégiennes, Boko Haram s’est taillé une réputation sanglante : celle d’un État islamique africain. Dans le nord-est du Nigeria, le 22 février, une fillette de 7 ans s’est fait exploser dans un marché. Au moins sept personnes ont péri. Boko Haram a plusieurs fois utilisé femmes et enfants pour commettre des attentats-suicides. Le même jour, le président nigérian Goodluck Jonathan a admis avoir dans un premier temps sous-estimé Boko Haram.