La manne européenne promise à la France (40 milliards versés par Bruxelles, soit près de la moitié du plan de relance de Macron) risque de nous réserver de sales surprises. Et de se traduire, au bout du compte, par… un trou supplémentaire de 20 milliards dans les caisses publiques françaises.

Avant le sommet européen de ce jeudi 21 mars, le président français a affirmé que l’Union européenne n’acceptera un report du Brexit que si un accord de sortie est validé par le Parlement britannique.

[…] Alors que l’extrême droite et une certaine droite radicalisée vont chercher à mener campagne sur le thème « on est chez nous », la gauche doit poser la question de la défense de la souveraineté populaire et de la démocratie en Europe.

 Vu d’Espagne – Le marché du travail français et les réformes qu’il vit aujourd’hui font figure de modèle pour le reste de l’Europe, estime ce journaliste espagnol. Il y a tout intérêt à suivre de près comment évolue le conflit social actuel parce qu’il aura des conséquences au-delà des frontières françaises.

En France, la campagne de la primaire de la droite et du centre est à l’image de la vie politicienne actuelle. Tout se passe comme si l’objectif essentiel des candidats était d’esquiver les sujets de fond, la politique au sens noble du terme, l’avenir de la cité.

Étienne Balibar, (Professeur émérite de philosophie politique à l’université Paris-Ouest-Nanterre), emplissait ses cartons de livres lorsque nous l’avons rencontré, à la veille de son départ pour New York, où il enseignera, comme chaque année, un semestre à l’université Columbia.

(…) le philosophe livre son analyse des grands enjeux politiques hexagonaux et européens.

La théâtralisation de la dernière réunion du sommet européen n’avait pour but que de permettre à la droite britannique de M. Cameron, représentant les intérêts de la place boursière de Londres et le grand business anglo-saxon, de sortir vainqueur d’un référendum convoqué par lui-même pour la fin du mois de Juin. Cela n’empêcha pas le même Cameron de s’écrier, à la fin de ce mauvais vaudeville : « Je n’aime pas Bruxelles ». Comme quoi la démagogie populiste n’est pas toujours là où on la dit !

La démocratie est la meilleure arme contre l’ordolibéralisme. Des leaders politiques français ont appelé, avec Yanis Varoufakis, à la tenue d’un sommet internationaliste du plan B.

  1. L’euro interdit radicalement toute politique progressiste possible.
  2. S’il en était encore besoin, le traitement criminel infligé à la Grèce en six mois de brutalisation (rebaptisée « négociation ») prouve que l’entreprise de « transformer l’euro », ou l’hypothèse d’un « autre euro possible », sont des chimères qui, par désillusions successives, ne mènent qu’à l’impasse et à la désespérance politiques.
  3. Abandonner aux extrêmes droites (qui au demeurant n’en feront rien [1]…) toute perspective politique d’en finir avec l’euro et ses institutions est une faute politique qui condamne les gauches européennes à l’impuissance indéfinie.
  4. Sauf à continuer de soupirer après ce qui n’arrivera pas — un « autre euro » et l’« Europe sociale » qui va avec — le réarmement des gauches européennes passe donc impérativement par l’imagination de l’après-euro.

L’avenir de la gauche se joue entre ces quatre propositions.

La Banque Centrale Européenne menace d’étouffer l’État grec. Elle n’a que faire du choix des électeurs et entend imposer la terrible loi d’une austérité – menée au grand bonheur des financiers des banques privées et commandité par A. Merkel et sa politique économique expansionniste.- MC

Ce dimanche 25 janvier ont lieu en Grèce des élections législatives qui pourraient s’avérer historiques : Syriza, la coalition de gauche d’Alexis Tsipras, est en tête des sondages. Mais pour Frédéric Lordon, l’étau allemand et les inconséquences de la formation grecque condamnent celle-ci à des acrobaties douloureuses…

Réduction des déficits et croissance : il faut d’abord semer pour pouvoir récolter

Après plusieurs années de vains efforts visant à réduire les déficits publics, la morosité du climat économique et financier en Europe confère une certaine légitimité aux prises de position qui commencent à se faire entendre dans le monde politique contre l’austérité.

En Espagne, un des plus fort taux de chômage de l’Union Européenne, les entreprises après avoir créée les conditions d’un chômage de masse par leurs délocalisations, relocalisent. En Espagne, pour la population c’est misère et les sans-emplois. Les espagnols sont tellement nombreux dans ce cas qu’ils sont prêts à accepter n’importe quel salaire plutôt que de poursuivre dans la misère. Les entreprises en jouent, relocalisant à bon compte pour leurs seuls profits. Le capitalisme économique n’a qu’une loi, la sienne. MC

C’est une Union européenne en proie à une profonde crise politique et économique qui s’est vue décerner le Prix Nobel de la paix 2012.

Le dessin de Niels Bo Bojesen est le reflet de ce que pense la plus grande majorité d’européen, aux prisent avec l’austérité, la précarité, le chômage, la pauvreté alors que patrons d’industries, holdings, fonds de pensions, bourses mondiales, banques et nantis de tous pays, n’ont jamais fait autant de bénéfices et distribués autant de dividendes. MC

Une distinction trop complaisante

10 décembre 2012 Slate Afrique Paris, Dakar
Jos Collignon

Certes, l’idée européenne mérite d’être récompensée. Mais ce n’est pas à l’UE d’aujourd’hui, qui vend des armes et crée des chômeurs, que le Comité Nobel aurait dû décerner son prix, estime un journaliste algéro-tunisien.

 

La collision, en août 2012, entre un contre-torpilleur lance-missiles américain, en « opération de sécurité maritime », et un navire japonais n’aura sans doute pas contribué à apaiser les tensions qui planent sur le détroit d’Ormuz, menacé de fermeture par Téhéran. En 1980, ce passage névralgique du commerce pétrolier mondial faisait déjà l’objet de toutes les attentions : les États-Unis craignaient alors les conséquences de la révolution iranienne.