En des temps reculés, le poète sécuritaire chiraquien Charles Pasqua prétendait « terroriser les terroristes ». Dans ce qu’il reste du même parti que le sien, son lointain disciple Laurent Wauquiez entend, quant à lui, se montrer plus radical que les radicalisés.

La France vient de vivre un moment de folie médiatique et politique. Tous les ingrédients sont en place pour qu’elle en connaisse d’autres du même type : démesure des commentaires suscités par une caricature de presse ; rôle idéal de Twitter quand il s’agit de réagir avant de réfléchir et d’allumer un incendie; carburant parfait de thèmes liés à la religion pour que le feu se propage ; démagogie d’un homme politique discrédité, ancien premier ministre de surcroît, qui escompte qu’une forêt calcinée favorisera sa résurrection. Avec, pour couronner le tout, une règle désormais éprouvée : tous les sujets, même celui du harcèlement sexuel dont sont victimes des femmes américaines, débouchent plus ou moins vite sur la question des musulmans en République.

Sauf dans le cas d’alliances, les partis politiques qui disparaissent sont toujours préjudiciables à l’expression du pluralisme dans les urnes. Je ne suis pas et n’ai jamais été un adepte du parti socialiste, ses prises de positions depuis que je suis en âge de voter et de m’exprimer politiquement, n’ont j’avais recueilli mon assentiment. La disparition du parti socialiste comme celui du parti communiste français ne reste qu’une volonté éditorialiste et de capitaine d’industrie disposant des médias.

Derrière cette cordialité de façade, les deux candidats ont tout de même exprimé de profondes divergences, incarné deux visages de la gauche. Ils ont défendu des projets de société bâtis sur des postulats opposés, dont on a peine à voir comment ils pourraient converger après le deuxième tour de la primaire, dimanche 29 janvier, pour donner plus de poids à une candidature unique du camp socialiste.

Tour d’horizon ou d’oraisons selon les feuilles de choux, cailloux, hiboux, … ou l’avancement à reculons de cette gauche socialo-libérale-surtout-libérale (depuis plusieurs années accentuées ces dernières) a perdu toute superbe et domination hégémonique en vue des élections présidentielles et législatives. Pour le PS, attention catastrophe au programme ! MC

Ne connaissant que des bribes du programme de chacun, il ne nous est pas possible de porter un jugement sur leur fond et les formes de société, qu’envisagent les candidats de « cette » primaire PS … Primaire PS qui ne saurait à elle seule prétendre représenter « la gauche ».

En France comme dans le reste de l’Europe et aux États-Unis, la gauche se trouve dans une impasse : elle est fracturée et paraît bien incapable de réagir à la radicalisation de la droite, écrit ce chroniqueur américain du Washington Post.

Il fut un temps où le parti socialiste était une organisation permettant de gagner des élections ; après le fourvoiement du quinquennat de François Hollande ou il s’est ingénié à louvoyer dans une libérale société suivant en cela les prescriptions du Medef et de Pierre Gattaz, détruisant les accords entre les différentes tendances internes présentent rue Solférino ; disloquant l’unité de sa majorité élus à l’assemblée nationale; perdant de nombreux sénateurs faisant ainsi perdre la majorité à l’assemblée sénatoriale ; divisant la population sur l’identité nationale, la loi El Khomri ; etc.

François Hollande, Manuel Valls, et Emmanuel Macron ont pratiqué une stratégie de complaisance vis-à-vis des revendications du patronat, en oubliant la responsabilité de celui-ci dans la désindustrialisation et la financiarisation de l’économie, en prétendant reconstituer les marges des entreprises par des baisses d’impôts financées par des baisses de dépenses publiques, en acceptant leur discours : « c’est le droit du travail qui est responsable du chômage ».

(…) La réunion du « carrefour citoyen des gauches et de l’écologie », organisée samedi à Bondy (Seine-Saint-Denis) par Aubry et ses amis, semblait bien partie pour tourner au rassemblement anti-Valls, comme en témoignait la présence de (…) Christiane Taubira, (…) Anne Hidalgo, (…) Christian Paul ou encore d’Olivier Dartigolles, le porte-parole du PCF.

Vendue par l’ancien locataire de Bercy, désormais candidat à la présidentielle, comme la solution miracle à la mobilité et à la création d’emplois, la libéralisation des lignes de bus longue distance est un fiasco. (…)

 Dans son ouvrage, Enzo Traverso montre comment l’état d’esprit inhérent aux luttes révolutionnaires s’est mué en sentiment d’impuissance au fil de ses défaites.

Je n’adhère pas entièrement a cette analyse, mais elle interroge ! MC

Aucune illusion cet article publié dans « Les Echos » et son habituel  traitement de l’info en vue de la présidentielle de 2017 ;  uniquement basé sur le dénigrement de toutes actions n’étant pas dans sa ligne de conduite à savoir : «  préserver les possédants de toutes tentations sociales envers les affidés gauchisants, les aider à thésauriser grâce à des managements d’entreprises sans paternalismes leurs permettant d’être toujours plus encore plus florissantes avec le moins de personnel possible » ; ne saurait avoir un tant soit peu d’objectivité pour parler de la « gôche ».