… Si, c’était l’affaire « Benalla » et le compte rendu de l’audition de cet intrigant par le Sénat, qui faisait vaciller le pouvoir en place, plutôt que l’insurrection des gilets jaunes, le grand débat ou les élections européennes ?

Si vous pensiez que le règne de la macronie absolue est installée depuis des lustres vous avez perdu, elle n’est en poste que depuis 12 mois très précisément.

Oui je suis conscient que le titre va vous interpeller tout comme m’inquiète la dérive d’Emmanuel Macron de plus en plus « à l’écoute » des religions et par voie de conséquence délaisse la laïcité. C’est pourtant cette dernière, la vectrice du vivre ensemble en France et non pas de « monter » les cultes a une recherche de domination l’un sur l’autre menant peu ou prou a des communautarisme stigmatisant et souvent à des débordements fâcheux.

La grogne monte, l’oreille se tend.

[Emmanuel Macron reçoit les députés d’ « En marche » à l’Élysée pour les embrigader et qu’ils restent unis et solidaires des consignes présidentielles. Le Premier ministre organise séminaires sur séminaires et discute avec diverses organisations…]

A force de traficoter la Ve constitution pour l’adapter chaque fois aux volontés du nouveau  président élu, cette dernière ne ressemble plus, qu’à donner tous les droits de décisions entre las mains d’une seule personne, n’est-ce pas l’expression d’un pouvoir absolu, d’une dictature ne disant pas officiellement son nom. MC

Ainsi parle Patrick Braouzec de son expérience avec La République En Marche (LREM) n’est-ce pas plutôt de ses diverses errances dans « les gauches » et une absence de reconnaissance qu’il attendait sur lequel il s’apitoie, jurant mais un peu tard que l’on n’y reprendra plus … MC

Si certains commentateurs voient dans les dernières élections, la présidentielle et les législatives, une forme de renouveau de la Ve République, celui-ci s’inscrirait alors sur fond de profonde crise démocratique.

Au lendemain d’une solidarité française qui ne s’était jamais vue depuis de très nombreuses années, où le peuple français sur tout le territoire, s’est exprimé sans afficher dans une unité, une dignité sans faille durant ces marches collectives, sans aucun lien, ni référence à des parties politiques ou orientations cultuelles, revendiquant simplement la liberté d’expression, le refus d’un extrémisme religieux ; apparaît quelques heures après cette démonstration d’envergure, déjà des divergences d’interprétations, voire d’appropriations.

Si Dominique Strauss Kahn avait été élu, l’Élysée serait devenu un lupanar. La semi-fiction peut être prolongée. Pourquoi n’élirait-on pas un président fatigué par de longs combats politiques et seulement capable de « jouir du pouvoir », ou bien un candidat soucieux d’échapper à des poursuites judiciaires, voire un chef de gang ayant jeté son dévolu sur l’État ?

Après un utile débat à l’Assemblée nationale, la position du gouvernement quant à une reconnaissance de l’État palestinien reste embarrassée et confuse.

Au cours de cet automne 2014, des textes importants relatifs à des modifications territoriales vont être discutés à l’Assemblée nationale et au Sénat. Le 28 octobre prochain, le Premier ministre s’adressera aux sénateurs en ce sens. S’en suivra la réouverture du débat sur la réforme territoriale puis, fin décembre, la discussion autour du texte qui définit les compétences dévolues à chacune des strates de la nouvelle organisation du territoire.

Oui mais de quelle gauche parle-t-on et même, cette interpellation lancée par Valls devant le CN du PS, n’est-elle pas dictée par la posture d’une Ve république devenue obsolète, d’un gouvernement et d’un premier ministre, ce dernier ne reniant pas d’être très proche d’un centrisme libérale, cette affirmation a quelques saveurs rances. MC

“Séisme”, “tremblement de terre” : la presse européenne est unanime pour souligner le choc que constitue le résultat du Front national en France. Les éditorialistes pointent du doigt la responsabilité des partis traditionnels et regardent vers la présidentielle de 2017.

Fusions, absorptions, rationalisation et rentabilité sont les maîtres mots d’une réforme territoriale qui revient sur des votes, parfois récents, de la gauche.

Tuer le « millefeuille territorial » : réduire de moitié du nombre des Régions dès 2017, la refonte de la carte des intercommunalités au 1er janvier 2018, la stricte clarification des compétences entre Régions et départements, et pour finir la suppression des conseils départementaux en 2021. Valls a la méthode radicale a créé un « big-bang » territorial.

C’est devenu une évidence: le fossé se creuse entre les citoyens et leurs représentants. La « crise de la démocratie » traduit un changement de modèle politique. Adopté en violation de la volonté exprimée par les électeurs le 29 mai 2005, le traité de Lisbonne a signalé la tentation autoritaire d’une partie des élites. L’élection d’une Assemblée constituante en France permettrait-elle de la juguler?