Si Alain Juppé s’imposait comme le meilleur candidat pour défendre les couleurs de la droite à la présidentielle de 2017 ? Quelle revanche ce serait, vingt ans après, pour l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, chassé sous les sifflets en 1997 par des Français en colère contre ses rudes réformes.

Nicolas Sarkozy s’est fait remarquer mercredi 08 avril 2015, pour une comparaison plus que douteuse, entre François Bayrou et le virus du sida. Ce n’est pas la première fois que l’ancien président de la République se fait épingler pour ses insultes et ses petites phrases. La preuve.

Il aura donc suffi d’une élection législative partielle, dont le premier tour se tenait dimanche 1er février dans le Doubs, pour confirmer de façon spectaculaire les divisions qui déchirent l’UMP. Et pour faire resurgir la confusion – presque la panique, désormais – de la droite française face à la menace du Front national.

Si Dominique Strauss Kahn avait été élu, l’Élysée serait devenu un lupanar. La semi-fiction peut être prolongée. Pourquoi n’élirait-on pas un président fatigué par de longs combats politiques et seulement capable de « jouir du pouvoir », ou bien un candidat soucieux d’échapper à des poursuites judiciaires, voire un chef de gang ayant jeté son dévolu sur l’État ?