Qui aurait pu croire il y a vingt ans qu’un beau jour la laïcité deviendrait centrale dans le propos politique du Front national, tant son principe semblait étranger à l’extrême droite, plus habituée au bréviaire catho-tradi qu’aux tables de la loi républicaine ?

C’était beau comme une soirée électorale. Tous se félicitaient, les sondeurs s’étaient trompés, une fois de plus ; le PS résistait mieux que prévu, somme toute ; et Sarkozy poussait un immense soupir de soulagement. Lui avait gagné son pari : l’union UMP-UDI-Modem empêchait le FN de se proclamer “premier parti de France”.

Que ce soit au sein de La Manif pour tous ou à la Fête de l’Humanité, au sein du Parti socialiste ou chez les Veilleurs, chez les écologistes ou chez les Identitaires, le terme «combat culturel» est redevenu à la mode, au risque de devenir une nouvelle «tarte à la crème» dénuée de sens.

Le fond de pensée du FN reste le même, c’est seulement dit autrement, mais toujours présent, la preuve, certains militants ne peuvent s’empêcher de faire des raccourcis des phrases pourtant savamment édulcorées émises par la direction, en voilà l’exemple. MC