C’était beau comme une soirée électorale. Tous se félicitaient, les sondeurs s’étaient trompés, une fois de plus ; le PS résistait mieux que prévu, somme toute ; et Sarkozy poussait un immense soupir de soulagement. Lui avait gagné son pari : l’union UMP-UDI-Modem empêchait le FN de se proclamer “premier parti de France”.

Au-delà des frontières, la perception d’un ex-président français n’est pas tendre. Gardons-nous de porter jugement sur l’affaire Bettencourt-Sarkozy tant qu’elle n’est pas élucidée. Par contre l’appréciation générale venue de l’étranger -l’Espagne en l’occurrence- sur le sautillant ex-président français, sur l’exercice de sa présidence, sur la perception de la France vue de l’étranger, est malgré tout, à la fois réaliste mais aussi dramatique. MC