A gauche la désunion « dessert » la gauche.

Écrit dans « les Échos » journal absolument opposés aux politiques de gauche, un article m’oblige a reconnaitre la justesse des propos qu’il contient. Bien évidemment tant que la gauche –la vraie gauche– s’éparpillera en division, tant que régnerons chef-chef et sous-chef,  ou même des chef-chef chacun cloisonnés dans leur unité et leur absolu entêtement, ne réaliseront pas qu’il faut d’abord jeter des bases commune et solides sur des points précis, à la fois en matière économique mais aussi sociétale, la gauche –la vraie gauche– désunie n’existera que de façon marginale alors que des exemples nous venant d’autres pays européens comme Syriza et demain Podemos devraient nous inciter a plus de réalisme. MC

Les départementales ont fait la démonstration que désunie la gauche ne pouvait rien face au FN. Et pourtant, le climat s’est encore détérioré entre le PS et ses « alliés ».

PS, écologistes, et même Front de gauche : le doux refrain de  « rassemblement », entonné par tous à gauche dans cet entre-deux tours, ne doit pas masquer l’état de l’union, si l’on peut dire. Il est désastreux. Le premier tour des élections départementales a fait la démonstration que face à l’émergence du FN comme troisième force politique, la gauche ne pouvait rien si elle était divisée.

La droite, unie, est arrivée en tête. Et pourtant, depuis ce même premier tour, les chances de voir émerger à court terme une « majorité de gauche plus large », comme l’a souhaité ce mardi Annick Lepetit (porte-parole du groupe PS à l’Assemblée) ont descendu plusieurs marches.

Cécile Duflot (EELV), Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PC) n’ont pas aimé la démonstration un peu appuyée de Manuel Valls : si vous ne rentrez pas dans le rang, vous ferez élire le Front national, a-t-il expliqué en substance. A laquelle il faut ajouter le refus de François Hollande de changer de changer de politique.

Additionnés, les deux éléments forment un bâton, grince la gauche de la gauche. Un bâton un peu trop vite dégainé à son goût. Jean-Luc Mélenchon et Cécile Duflot reprochent au PS d’avoir donné des résultats de dimanche une lecture biaisée, en  « s’arrogeant les scores des candidats FG, EELV et DVG ». « Il y a eu une opération sans doute organisée pour minimiser le score des écologistes et du Front de gauche », a insisté ce mardi Cécile Duflot sur i-Télé. Avant d’ajouter : «On en tirera le bilan plus tard ».

Le remaniement s’éloigne

La gauche du PS, elle, ne s’est pas exprimée. Mais Martine Aubry n’aurait guère apprécié, non plus, que les proches du Premier ministre citent systématiquement le Nord comme département ayant essuyé un échec. Sous entendu : « La gauche frondeuse n’a pas fait mieux dans ses bastions que le PS dans son ensemble, il n’y a donc pas de demande pour une autre politique », dit l’un d’eux.

Retour donc à la case départ. Les départementales n’ont pas, pour l’instant, eu l’effet « réunion » espéré. La perspective d’un remaniement accueillant écologistes et frondeurs semble d’ailleurs s’être éloignée. Et François Hollande en revient à la bonne vieille méthode des déjeuners « amicaux » : ce mardi, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont été conviés à l’Elysée.

Cornudet Cécile, Les Echos – Titre original de l’article « Gauche : l’union n’aime pas le bâton » – Source de l’article

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