Le baromètre de la confiance politique du CEVIPOF, le Centre d’étude de Sciences-Po, réalisé par Opinionway l’hiver dernier (dite vague 6) permet d’établir les distances et les proximités entre les électorats de l’UMP et du Front national.

Entretien avec le chercheur Rémi Lefebvre (Extrait).

Des primaires à droite, c’est une petite révolution.

En réglant son pas sur le pas des socialistes qui avaient organisé avec succès une primaire ouverte pour désigner leur candidat à l’élection présidentielle de 2012, l’UMP rompt avec son histoire et ses traditions. Dans un parti où la culture du chef s’est toujours imposée au détriment du débat et de la démocratie interne, l’adoption de ce nouveau mode de désignation est une bizarrerie.

Les résultats des cantonales donnent (certainement) 66 départements à la droite avec 37,79% des votants, 31 à la gauche avec 25,41% et le Front national et ses 22,36% n’obtient aucun département ! 

Écrit dans « les Échos » journal absolument opposés aux politiques de gauche, un article m’oblige a reconnaitre la justesse des propos qu’il contient. Bien évidemment tant que la gauche –la vraie gauche– s’éparpillera en division, tant que régnerons chef-chef et sous-chef,  ou même des chef-chef chacun cloisonnés dans leur unité et leur absolu entêtement, ne réaliseront pas qu’il faut d’abord jeter des bases commune et solides sur des points précis, à la fois en matière économique mais aussi sociétale, la gauche –la vraie gauche– désunie n’existera que de façon marginale alors que des exemples nous venant d’autres pays européens comme Syriza et demain Podemos devraient nous inciter a plus de réalisme. MC

Quelle stratégie à droite face au FN ?

La courte défaite de la candidate frontiste lors de l’élection législative partielle du Doubs a pu, à juste titre, être saluée par Marine Le Pen comme étant une victoire. Forte progression entre les deux tours, score plus serré que ne le laissaient supposer les appels nationaux à faire barrage au Front national, confirmation que ce parti arrive en tête dans la périphérie rurale des conurbations et accroche la gauche dans des villes de tradition ouvrière, le résultat n’est pas mince.

Dans la quatrième circonscription du Doubs, le Front national fait 49 % au deuxième tour. La digue entre l’UMP et le FN est rompue. Ce cataclysme a entraîné le mutisme des dignitaires de l’UMP. Toutes les forces politiques reculent sauf le FN. Quant au score de l’Autre gauche qui fut une alliance des partis du Front de gauche avec le NPA et le MRC. Cela fait 3,6 % !

Il aura donc suffi d’une élection législative partielle, dont le premier tour se tenait dimanche 1er février dans le Doubs, pour confirmer de façon spectaculaire les divisions qui déchirent l’UMP. Et pour faire resurgir la confusion – presque la panique, désormais – de la droite française face à la menace du Front national.

Jamais la presse européenne ne se sera intéressée d’aussi près à la 4e circonscription du Doubs !

C’est que le deuxième tour de la législative partielle, qui aura lieu le 8 février, sera un test majeur pour François Hollande… et Nicolas Sarkozy. (et le FN).

Un sentiment bizarre !

Entre satisfaction et desespoir. Désespoir de voir le Front National en tête de ce premier tour des élections dans le Doubs, désespoir de ne pas voir une coalition de gauche de type Syriza ou Podemos et même ailleurs le front de gauche français présent au deuxième tour face a cette montée frontistes. Satisfaction ou plutôt mi satisfaction de voir une personne représentante hélas du gouvernement en place, acceptant sa gestion sa gestion de l’État, tentant de s’opposer à que l’on veuille ou non une extrême droite ayant les oreilles et la possibilité de s’exprimer dans 99% des médias nationaux.

Affronter Marine Le Pen au second tour de 2017 et emporter la présidentielle. Un jeu dangereux.

Le poids démesuré de l’élection présidentielle dans la vie politique française est tel que tous les regards sont déjà braqués sur 2017. Les prétendants affûtent leur stratégie pour la conquête de l’Élysée.

Il est fort probable que la montée des intégristes catholiques, leurs expressions anti mariage gay, contre la PMA, anti IVG et par conséquence arc-bouter contre les propositions de loi du gouvernement social-démocrate actuel, ayant pendant de nombreuses semaines alimenter les différents médias, aura contribué à « verser » un certain nombre de catholiques dans les bras de Marine Le Pen. MC

e semaine plusieurs infos lu sur le blog Atlentico ont retenus notre attention. Ils vont de l’ UMP et de la querelle des Sarkozy-Copé-Fillon; en passant par le FN qui se frotte les mains et emmagasine des voix pour les prochaines élections municipales et européennes; avec arrêt sur le scandale d’état « Affaire Tapie »; pour finir par les logiciels big brother scrutant les moindres fait et gestes de la population surveillée. MC