Un projet de loi « sécurité globale », présenté comme permettant une plus grande liberté de circuler, interdit de facto les débordements de manifestants, de réglementer l’exercice des cultes et associations, encadrer l’éducation et jusqu’à contrôler les mœurs et plus grave permet l’instauration d’un fichier signalétique individuel complet.

[…] … Suivant un circuit balisé : d’abord, à travers un projet de loi (ou un amendement) dit « d’habilitation », le gouvernement demande l’autorisation au Parlement de légiférer sur un sujet, pour un délai déterminé (qui va souvent d’un mois à deux ans).

C’est Macron qui a l’air fin ! Lors de sa conférence de presse du 25 avril, le chef de l’État a annoncé son intention de faciliter le référendum d’initiative partagée (RIP) en abaissant à 1 million (contre 4,7 millions aujourd’hui) le seuil de signatures d’électeurs nécessaires pour enclencher cette procédure.

Dans l’actualité du moment en ce novembre 2018, il ne faut négliger aucune grogne : qu’elles soient des gilets jaunes (même si la revendication contre les taxes sur l’énergie n’est pas la vraie raison de ras le bol, mais bien le pouvoir d’achat de plus en plus restreint pendant que d’autres se gobergent), … qu’elles proviennent  a très juste titre du personnel en blouses blanches des hôpitaux et plein d’autres littéralement assommés par les difficultés de joindre les bouts de mois qui ne cessent de se succéder, sans espoir d’une amélioration, précarises chômeurs, retraites…

Un ensemble de revendications pas très loin de l’ouverture d’un chamboule tout, peut-être sous la forme de révolte populaire d’un coté mais aussi faudra-t-il compter sur ce qui se joue en ce moment dans le municipalité et la révolte des maires. Ils dénoncent rien de moins que la perte locale de la démocratie dans le petites municipalités (entre 100 et 2000 habitants, elles sont nombreuses en « ruralité »).

L’abandon n’est pas récent il est dans la « continuité » de la decentralisation voulue et décrétée (par l’instauration  des différentes lois dont Gaston Defferre était l’instigateur) des regroupements des mairies en intercommunalités, communautés d’agglomérations, métropoles, une stratégie destinée à éloigner les maires de décisions administratives, juridiques, culturelles ou sportives (et même parfois morale) sans un aval communautaire. La volonté suprême étant que les maires deviennent  des agents civils représentant local de l’état avec comme fonction l’état civil local, la police locale, et responsable d’un bureau d’enregistrement et diffusion des ordres des différentes strates de l’État. Ils ne pourront rien decider directement pour leurs concitoyens. MC

Si vous pensiez que le règne de la macronie absolue est installée depuis des lustres vous avez perdu, elle n’est en poste que depuis 12 mois très précisément.

C’est sans surprise [que le] Conseil constitutionnel du 21 mars [a validé] la quasi-intégralité de la réforme du droit du travail issue des ordonnances Macron. [Malgré] la totalité des griefs constitutionnels, [émises et que tous] s’accordaient à penser qu’ils étaient justifiés, est balayée d’un revers de la manche. Ces juristes se seront trompés, la loi est bien conforme à la Constitution, et il y aurait lieu de s’en réjouir.

Une analyse de la société par le biais de la fiscalité, une analyse parmi tant d’autres, quoi ! Sauf qu’elle cautionne en sous entendant qu’il est injuste que les personnes les plus à l’aise financièrement supportent trop de fiscalité.  MC

En retoquant l’article premier du budget rectificatif de la Sécurité sociale, qui proposait un allégement des cotisations salariales des bas salaires, le Conseil constitutionnel vient de « réduire en cendres », le pacte de responsabilité.

Une claque magistrale pour le gouvernement !

Mercredi, le Conseil constitutionnel, saisi par des députés UMP, a censuré un des dispositifs majeurs du pacte de responsabilité : l’allégement des cotisations payées par les salariés, allégements qui concernaient de façon dégressive les personnes rémunérées entre 1 et 1,3 smic.