Dans la tourmente financière actuelle, les retours nostalgiques prospèrent. Leurs logiques pourraient se résumer ainsi : puisque « c’était mieux avant » – avant la mondialisation, la désindustrialisation, la montée du chômage, l’effritement des structures d’encadrement social (école, partis, Eglises) -, alors les qualités qui manquent à notre présent se nichent dans notre passé. Est-ce si vrai ?

JEAN-JACQUES ROUSSEAU affirmait que la démocratie « est un gouvernement si parfait qu’il convient aux dieux et pas aux hommes ». Dans la mesure où il y a peu d’espoir que les hommes deviennent dieux dans un proche avenir, faut-il se résigner à disposer d’une démocratie de plus en plus imparfaite ?