Avant-propos : je ne partage pas la vision de l’auteur de l’article ci-dessous. Par contre la dénonciation du populisme lié peu ou prou au libéralisme et ses mentors les grands pouvoirs de la haute finances, ça me semble-t-il, je sais le faire … Reste qu’il faut connaitre toutes les théories pour se faire une idée toute personnelle. MC

Pas plus Patrick Artus que l’hebdomadaire l’Obs. ne sont habituellement mes sources d’infos car ils ouvrent souvent la porte en grand aux financiers de tous poils et provenances, pourtant cette analyse est a regarder de plus près, elle présente les choses et les possibles mais en décor de fond c’est ni plus ni moins qu’une (ou de) nouvelle-s demarche-s pour sortir les financiers de l’impasse ou ils se sont engouffrés durant tout ce temps de l’argent « rentable » hors productivité. MC

Sous couvert de commisération à l’égard des nombreuses PME écrasées par la concurrence internationale, le patronat français presse le gouvernement de flexibiliser le marché du travail pour diminuer les coûts salariaux pesant sur la compétitivité, afin de relancer la création d’emplois.

[Ce « titre » ironique] n’enlève pas la part de vérité, fut-elle ténue : un pays où les hommes du capital finissent en liquette est un pays qui a cessé de décliner, un pays qui commence à se relever. Car, dans la tyrannie du capital comme en toute tyrannie, le premier geste du relèvement, c’est de sortir de la peur.

Valeur d’usage et valeur d’échange …

Le travail n’est donc pas l’unique source des valeurs d’usage qu’il produit, de la richesse matérielle. Il en est le père, et la terre la mère, comme dit William Petty. Karl Marx, Le Capital [1867], dans OEuvres, tome I, Gallimard, Paris, 1965.

Non, le capitalisme n’a pas gagné: la paupérisation relative des classes moyennes occidentales progresse, la croissance n’est plus le carburant qui maintient le fragile équilibre de la confrontation, les ressources durables s’épuisent, les enjeux écologiques deviennent majeurs et la richesse produite, en réduction, ne parvient plus à se réaliser sur le marché.

Dans la tourmente financière actuelle, les retours nostalgiques prospèrent. Leurs logiques pourraient se résumer ainsi : puisque « c’était mieux avant » – avant la mondialisation, la désindustrialisation, la montée du chômage, l’effritement des structures d’encadrement social (école, partis, Eglises) -, alors les qualités qui manquent à notre présent se nichent dans notre passé. Est-ce si vrai ?

« Tout se paie », affirment en chœur les économistes libéraux sur le ton de l’évidence. L’enseignement universitaire véhicule cette vision qui exclut in fine tout désintéressement dans les rapports humains. Pourtant, le rôle central de l’argent dans nos sociétés relève en grande partie de l’idéologie, et pas seulement d’un débat « réaliste » sur l’efficacité en économie.