Il faudrait applaudir toutes les initiatives consistants à reformer un bloc de gauche pour les prochaines élections municipales qui sera suivie rappelons-le, des élections territoriales l’année suivante, puis encore l’année d’après, les régionales et la présidentielle ; encore faudra-t-il s’entendre sur un projet commun en vue de créer une nouvelle forme de société plus démocratique et équitable en droit et fiscalité pour chacun des Français. MC

Le naufrage possible de la candidature Fillon et de la droite libérale, accessoirement roturière, ecclésiastique, voire aristocratique qu’il incarne, le camouflet annoncé de Macron, cet ex ministre de l’économie issue des milieux bancaires, toujours sans vrais propositions autres que l’ultra libéralisme et d’aider la mondialisation galopante, le résultat « minable » sur le plan participation de la primaire socialiste ayant propulsé sur le devant de la scène un entregent de seconde envergure, une fin de mandat poussif d’une gouvernance décrédibilisée par cinq années d’errances, l’émergence de la violence dans les cités, créent une situation à tout moment explosive et propice à l’arrivée d’une extrême-droite pseudo dé-diabolisée mais prêté à une « reprise en main », une dictature qui ne dit pas son nom.

Derrière cette cordialité de façade, les deux candidats ont tout de même exprimé de profondes divergences, incarné deux visages de la gauche. Ils ont défendu des projets de société bâtis sur des postulats opposés, dont on a peine à voir comment ils pourraient converger après le deuxième tour de la primaire, dimanche 29 janvier, pour donner plus de poids à une candidature unique du camp socialiste.