A vrai dire n’ayant pas regardé les diffusions de « Le Média » tout simplement parce que je n’y ai pas pensé, je me garde bien de donner un avis sur le fond et la forme, dans aucun sens, juste peut-on s’étonner d’un charivari arrivant aussi vite après le commencement des diffusions.

Toutefois tous les médias se servent de cette éviction pour essayer de « tuer » ce media. Devant un tel tir groupé je vais regarder la prestation de ce « Le Média » ne serait-ce que pour affirmer ou infirmer les reproches …

Reproches qui peuvent –peut-être- se formuler autrement si un tel média indépendant reussissait (sur lequel le gouvernement n’a pas « prise »), à prendre des parts de marché (audience, voir publicité) que deviendraient les médias audio et de presses « aux mains de capitaines d’industries », si d’autres indépendants … MC

Ce pourrait n’être qu’un simple épisode de la campagne présidentielle ; c’est peut-être au contraire un basculement historique qui est en train de se produire. Dans la plupart des instituts de sondage, Jean-Luc Mélenchon est passé devant Benoît Hamon. (…)

Le naufrage possible de la candidature Fillon et de la droite libérale, accessoirement roturière, ecclésiastique, voire aristocratique qu’il incarne, le camouflet annoncé de Macron, cet ex ministre de l’économie issue des milieux bancaires, toujours sans vrais propositions autres que l’ultra libéralisme et d’aider la mondialisation galopante, le résultat « minable » sur le plan participation de la primaire socialiste ayant propulsé sur le devant de la scène un entregent de seconde envergure, une fin de mandat poussif d’une gouvernance décrédibilisée par cinq années d’errances, l’émergence de la violence dans les cités, créent une situation à tout moment explosive et propice à l’arrivée d’une extrême-droite pseudo dé-diabolisée mais prêté à une « reprise en main », une dictature qui ne dit pas son nom.

Le secrétaire national du Parti communiste a, depuis, renouvelé à plusieurs reprises son soutien à Jean-Luc Mélenchon, il a aussi plaidé pour « une nouvelle majorité législative ». Sa formation joue gros en juin : c’est même pour eux le cœur de la bataille de 2017.

Derrière cette cordialité de façade, les deux candidats ont tout de même exprimé de profondes divergences, incarné deux visages de la gauche. Ils ont défendu des projets de société bâtis sur des postulats opposés, dont on a peine à voir comment ils pourraient converger après le deuxième tour de la primaire, dimanche 29 janvier, pour donner plus de poids à une candidature unique du camp socialiste.

[L’image était si frappante, dimanche 22 janvier, à l’heure ou tombaient les premiers résultats de la primaire PS de François Hollande visitant une centrale photovoltaïque d’EDF installée en plein désert d’Atacama, au Chili, ne pouvait (…) exprimer plus clairement que, désormais, le sort du PS n’est plus son affaire. (…)

Tour d’horizon ou d’oraisons selon les feuilles de choux, cailloux, hiboux, … ou l’avancement à reculons de cette gauche socialo-libérale-surtout-libérale (depuis plusieurs années accentuées ces dernières) a perdu toute superbe et domination hégémonique en vue des élections présidentielles et législatives. Pour le PS, attention catastrophe au programme ! MC

Ne connaissant que des bribes du programme de chacun, il ne nous est pas possible de porter un jugement sur leur fond et les formes de société, qu’envisagent les candidats de « cette » primaire PS … Primaire PS qui ne saurait à elle seule prétendre représenter « la gauche ».