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Le naufrage possible de la candidature Fillon et de la droite libérale, accessoirement roturière, ecclésiastique, voire aristocratique qu’il incarne, le camouflet annoncé de Macron, cet ex ministre de l’économie issue des milieux bancaires, toujours sans vrais propositions autres que l’ultra libéralisme et d’aider la mondialisation galopante, le résultat « minable » sur le plan participation de la primaire socialiste ayant propulsé sur le devant de la scène un entregent de seconde envergure, une fin de mandat poussif d’une gouvernance décrédibilisée par cinq années d’errances, l’émergence de la violence dans les cités, créent une situation à tout moment explosive et propice à l’arrivée d’une extrême-droite pseudo dé-diabolisée mais prêté à une « reprise en main », une dictature qui ne dit pas son nom.

Voilà un bilan qui relance le défi et la possibilité d’un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique issue de l’attente populaire.

  • > Pour faire face aux assauts idéologiques de la droite, du social-libéralisme et du MEDEF ;
  • > Pour démasquer l’imposture du FN ;
  • > Pour combattre vraiment la finance, et relever les défis de la révolution numérique et de la révolution écologique ;
  • > Pour dépasser les oppositions qui entretiennent la division dans les rangs de la gauche.

Seule une gauche de progrès est porteuse d’une telle exigence de cohérence qui associe l’énoncé d’objectifs sociaux audacieux

Avec un Jean-Luc Mélenchon sommant Benoît Hamon de se rallier à son camp alors que ce dernier laisse s’accréditer l’idée que son objectif serait de « siphonner » l’électorat des « mouvances » de la gauche.

Voilà un positionnement qui s’en entente, va achever d’éteindre les espoirs d’une présence de la gauche au deuxième tour en laissant comme seule perspective l’électorat entre la peste, le choléra et l’abstention.

Qui est prêt à en porter la responsabilité ?

Nous avons la conviction qu’il est possible de converger, mais sur quels grands axes ?

  1. > emploi, travail, salaires : face aux défis de la révolution informationnelle, a l’externalisation des marchés, conquérir des moyens financiers (crédit, fiscalité) et des pouvoirs pour sécuriser l’emploi et la formation avec le revenu, en créant les conditions d’une véritable égalité femmes-hommes.
  2. > protection sociale : son avenir exige un nouveau financement assis sur la masse salariale, donc sur le volume et la qualité de l’emploi. Ce n’est pas le «   coût du travail   » qu’il faut baisser, c’est le «   coût du capital   » (intérêts, dividendes, lutter contre les paradis fiscaux, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines.
  3. > services publics : leur relance permettrait de répondre aux besoins populaires. Elle soutiendrait la demande aujourd’hui si insuffisante tout en développant l’efficacité de la production nationale (l’offre). Il faut rompre avec l’austérité budgétaire. Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d’euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics.
  4. > Europe : notre rassemblement sur de tels objectifs peut permettre d’aborder tout autrement les enjeux européens, y compris avec les autres peuples, pour construire les rapports de force qui permettront des mesures immédiates de progrès et le lancement d’une refondation de l’Union européenne, si nécessaire à chaque état la composant.
  5. > Démocratie : une nouvelle constitution (6eme République) est nécessaire, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative aux interventions, avec des pouvoirs décisionnels nouveaux, des salariés dans les entreprises et des citoyens sur le territoire.

Rien n’est joué. Assez de proclamations d’intentions, passons à l’acte pour construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour une société égalitaire pour tous !


D’après une source, un texte réécrit pour partie. MC