Dette publique, chômage, faillites en série, échec sur les vaccins… Comme si toutes ces plaies ne suffisaient pas, l’actualité nous en apporte une de plus : le déficit commercial.

Jean-Michel Blanquer enthousiaste, le proclame sur le site du ministère de l’Education nationale : « Le lycée professionnel peut s’appuyer sur des atouts majeurs : l’expertise, l’engagement des professeurs et le dynamisme pédagogique, qui irriguent l’enseignement professionnel français. »

Un professeur a dû quitter son établissement, à Lyon, après avoir été agressé par un parent  d’élève qui l’accusait d’avoir tenu des propos « islamophobes». À rebours de ce qu’était censée faire l’Éducation nationale après l’assassinat de Samuel Paty, le rectorat l’a peu soutenu.

Transmettre l’esprit critique, la liberté de s’exprimer et de débattre, des valeurs communes qui forgeront les citoyens de demain : la mission confiée à l’école est primordiale encore faut-il ne pas les laisser les profs seuls .

Peur de l’échec, de la note, de se tromper, d’aller à l’école… ces obstacles à l’apprentissage ne sont pas une fatalité. Des enseignants et des chercheurs rappellent que, pour mieux apprendre, l’élève doit s’impliquer. Et y trouver du bonheur.

Ou soyons plus directs : selon nos gouvernants et le Medef, il y a trop d’élites pas assez de travailleurs manuels pour assurer les fabrications. C’est l’option première de toutes gestions libérales des états et sociétés.

Dès le 2 juin toutes les écoles, collèges, lycées seront rouverts. Voilà l’annonce faite par le gouvernement. La réalité sera très différente, tant pour le nombre d’élèves concernés, que pour la valeur pédagogique de ce qu’ils pourront en attendre.

Après autant de verbiage, la prolongation du confinement, bien évidemment selon que l’on soit pour une ouverture sociale ou pour la continuité d’une activité financière néolibérale, le discours d’Emmanuel Macron après un peu de réflexion s’apparente quand même à une campagne présidentielle qui se prépare dès aujourd’hui.

Dirigés vers des métiers différents, filles et garçons ne se croisent quasiment pas en bac pro. C’est le cas au lycée des métiers Armand Guillaumin d’Orly (Val-de-Marne), dont la filière de soin à la personne est presque exclusivement féminine.

Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef, est un incompris. On le croit de droite, près de ses sous et pollueur. Tout à l’inverse, c’est un utopiste, qui veut « l’égalité réelle des chances» (1).

[Des Sénateurs ont disséqué] le projet de loi pour une école de la confiance. […]

Pour Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Éducation), l’affiche de la FCPE, présentant une parente d’élève voilée accompagnant sa fille, lors d’une sortie scolaire, ne respecte pas la laïcité dévolue à une fédération de parents d’élèves.

[…] Les crédits du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse vont augmenter de 51,68 milliards (loi de Finances initiale 2019) à 52,72 milliards (projet de loi de Finances 2020). C’est la plus forte hausse programmée après celle du budget des armées. Écrit comme cela on pourrait dire bravo, mais…

Parce qu’il impose des choix éducatifs qui se révèlent des choix éducatifs contestable pour l’avenir de nos enfants, parce que dans le même temps au niveau de la profession d’éducateur il achève de détruire l’éducation publique continuant en cela tant d’années de choix éducatifs discutables, pour qu’il « tombe » dans le giron d’établissements privés. Ce ne sera plus l’école universelle mais l’école sélective et surtout, fonction des souhaits des entreprises et du patronat. MC

Oubliez les feux de camp, les amourettes de vacances et les lits superposés, c’en est fini des colonies de vacances classiques. Place à l’apprentissage du capitalisme.

L’objectif de démocratisation scolaire, définie comme la volonté de compenser les inégalités sociales, culturelles ou territoriales par un système éducatif obligatoire, gratuit et laïque, y laisse place à un modèle concurrentiel, où les déterminismes sociaux se trouvent contrebalancés par des coups de pouce individualisés aux plus « méritants ».

La recherche, est le futur absolument nécessaire à l’évolution sociétale et financière de tous les états dans le monde, pour autant, tous les thématiques de la recherche en France, sont pratiquement absentes dans l’industrie et le commerce français.

L’art de présenter les choses pour embrouiller l’auditeur. Écoutez bien, le gouvernement par l’intermédiaire de son ministre Jean-Michel Blanquer ne dit surtout pas qu’il va fermer les classes, (pourtant il le fera), il détourne l’attention du grand public en utilisant la formulation : « aucune école ne sera fermée ». Sauf que rien ne dit qu’à l’intérieur de cette école « sauvée » (certainement temporairement) des classes ne seront pas fermées. MC

[En 1971, la loi portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente oblige le] patronat […], malgré de vives résistances, à accepter la mise en place d’une obligation de financement de la formation, ainsi qu’un droit des salariés à un congé individuel de formation (CIF) de longue durée et rémunéré. […]

Au cours des deux dernières décennies, c’est tout d’abord l’objet de la réforme de 2003, qui, en instaurant un droit individuel à la formation (DIF), sort une partie de celle-ci du temps de travail et donne lieu au versement d’une allocation équivalant à la moitié du salaire mensuel net (3).

Que des promesses électorales ne soient pas tenues n’étonnera personne mais là, quelques heures avant la rentrée scolaire les profs découvrent de nouvelles directives du ministre dans l’organisation des matières à enseigner lors de la rentrée scolaire de septembre 2018. MC

Plus de la moitié des 810 000 jeunes inscrits sur la nouvelle plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, Parcoursup, ont reçu entre mardi soir et mercredi matin au moins une réponse positive à leurs vœux de formation. Ils ont pu exulter, […].

Il ne faudrait pas perdre de vue que le but de l’école, le collège et l’université sont avant tout des lieux où s’acquiert à la fois le savoir mais aussi la socialisation.

Muriel Pénicaud a détaillé le menu de sa réforme de la formation professionnelle. [Elle a purement et simplement retoquée les discussions antérieurs entre Patronat et syndicats jugeant insuffisant l’accord passé qui selon elle ne remettait pas complétement en cause la gouvernance et les règles de fonctionnement du système].