… 7 jeunes sur 10 se sentent « citoyens de seconde zone »
À quatre mois des municipales et à deux ans de la Présidentielle, le baromètre annuel de l’Éducation « les jeunes des citoyens sans voix ? », réalisé par la Fondation des Apprentis d’Auteuil en partenariat avec OpinionWay, brosse le portrait d’une jeunesse qui se sent exclue, peu informée et instrumentalisée par les responsables politiques, mais qui veut s’impliquer davantage dans les enjeux qui la préoccupent. Le sondage réalisé en juillet 2025 se base sur un échantillon de plus de 2 000 jeunes âgés de 16 à 25 ans représentatifs de la population française.
Anissa, 21 ans, habite à Auxonne (Côte-d’Or). En attendant de commencer une licence de droit en 2026, elle est inscrite à la mission locale et suivie par les Apprentis d’Auteuil. « Je me sens laissée de côté à cause de mon âge, j’ai l’impression qu’on ne s’intéresse pas à nous », dit-elle.
Lokelani, 24 ans, venue de Tahiti en février 2024, partage son avis : « J’entends plus parler des retraités que de la jeunesse et de son avenir », se désole-t-elle.
« Je me sens reléguée parce que je suis jeune »
66 % des jeunes du sondage se sentent « citoyens de seconde zone », non pris en compte dans les décisions publiques. Anissa a arrêté ses études à cause des problèmes de transport et se sent seule face à l’accès à l’enseignement supérieur. Elle souhaite que les sujets de scolarité et de précarité soient prioritaires.
83 % des participants estiment que les décideurs sont déconnectés de la réalité des jeunes. B. Wahabi, un jeune, s’inquiète de mesures qui nuisent aux apprentis. Il ressent un manque de confiance dans le gouvernement, comme de nombreux jeunes, qui se sentent méprisés et perdus dans leurs choix de filière. Il appelle au respect des talents des jeunes.
Un sur deux utilise les réseaux sociaux pour s’exprimer, mais ils estiment que leurs voix sont ignorées.
64 % des jeunes prévoient de voter aux élections municipales de 2026, mais 30 % ne voteront pas, citant un sentiment de non-représentation.
89 % souhaitent que les adultes cessent de parler en leur nom et 76 % pensent qu’un jeune devrait les représenter.
Scarlett Bain. Source (Synthèse pour grande partie)
Et bien qu’est ce qu’ils auraient dit il y a 60 ans quand les enfants étaient si nombreux qu’ils comptaient pour rien.